La formule d’Internet !

\mathcal{T}_i^{\!\nearrow} = i \mathcal{P}_i^{\searrow}

  • 800 ans av. J.C.– phase artisanale – \mathcal{T}=\mathcal{P} Les pièces de monnaie facilitent le troc. Les artisans créent des prototypes de biens matériels et les vendent directement sur des marchés. Le revenu \mathcal{T} est simplement égal au prix \mathcal{P} du prototype (i=1).
  • XIXe siècle – phase industrielle \mathcal{T}_i = i \mathcal{P} L’effet d’échelle par la production en série dans des entreprises (personnes morales) permet de réduire les couts marginaux et d’augmenter les gains. Le commerce s’établit par de nombreux intermédiaires (transformation, transport, publicité, finance…), avec une croissance de la spéculation. Le revenu total \mathcal{T}_i est proportionnel au prix unitaire \mathcal{P} constant, par le nombre i d’acheteurs. Une répartition des revenus implique l’intervention du Droit d’Auteur.
  • 2014 – phase numérique – \mathcal{T}_i^{\nearrow} = i \mathcal{P}_i^{\searrow}. L’Internet sort de sa jeunesse, utilise sa propre f-monnaie, dissuade le piratage et permet aux artisans/artistes de vendre/partager des biens immatériels avec un cout marginal nul, sans besoin d’intermédiaires ni de grandes entreprises. Dès la publication d’une œuvre accessible sur la Terre entière au prix initial (\mathcal{P}_1), les acheteurs la paient de moins en moins chère,  jusqu’à zéro (\mathcal{P}_i^{\searrow}) pour la sortir dans le domaine public, tandis que le revenu cumulé croit constamment (\mathcal{T}_i^{\nearrow}) jusqu’au revenu escompté par l’auteur (\mathcal{T}_{\infty}). Tous les acheteurs paient à tout instant le même prix (\mathcal{P}_i) car les premiers acheteurs sont automatiquement remboursés1 par les nouveaux.

Une petite équation et quelques symboles résument simplement et universellement le commerce artisanal, industriel ou numérique.

Grâce à l’Internet, les citoyens peuvent acheter avec une monnaie propre, à l’échelle planétaire, directement aux artistes, comme durant l’ère artisanale. Ils partagent alors les coûts et rémunèrent les créateurs sans subir de spéculation. L’Art peut enfin se diffuser librement sur Terre sans les caprices de la finance ou du luxe, sans concentration des œuvres ni « Star-system ». Le peuple est souverain dans le choix et dans les récompenses aux artistes.

De même que certaines formules célèbres comme E=mc^2 pour la relativité restreinte ou la simple loi d’Ohm; U=RI en électricité, donnent une intuition de phénomènes naturels, la formule d’Internet  \mathcal{T}_i^{\!\nearrow} = i \mathcal{P}_i^{\searrow} donne une intuition du Partage Marchand, contruit sur l’Internet, pour respecter les principes démocratiques. Voici une interprétation géométrique par une inégalité de deux aires.

Le protocole TCP/IP, l’Hyperlien à la base du Web, le « Page-Rank » de Google, les réseaux sociaux ont formé le terreau favorable à la naissance d’une monnaie mondiale, dédiée aux biens immatériels; . Cet Internet en phase adulte, ⊔net, dispose d’un moyen de paiement numérique intégré, sans ‘paywall‘, P2P, simple, open-source, gratuit et sécurisé.

Bonne année 2014 !

1 le montant remboursé est \displaystyle \sum_{j=1}^{j=i} (\mathcal{P}_j) - i \mathcal{P}_i, représenté sur le graphe par la surface sous la courbe de prix et au-dessus du rectangle représentant le revenu cumulé.

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22 réflexions au sujet de « La formule d’Internet ! »

  1. Il faudrait peut-être aussi fixer une limite de temps pour s’assurer que les œuvres ne mettent pas trop longtemps à entrer dans le domaine public.

    Se pose aussi la question de garantir l’entrée des œuvres dans le domaine public une fois que son vendeur a obtenu son revenu escompté. Faut-il inventer une nouvelle forme de licence de type licence creative commons ? Faut-il préciser toutes ces conditions contractuellement ? A voir…

    Par ailleurs, étant donné que le domaine public vivant n’existe pas vraiment, qu’entend-t-on par domaine public : du CC0, du CC-BY au choix ?

  2. Par définition, quand le prix passe à zéro, il n’y a plus de revenu, cela veut dire qu’on a atteint la limite de revenu, celui escompté (aux effets d’arrondi près)…c’est automatique.
    Non sur une limite temporelle, le temps de passage dans le domaine public est seulement fonction du revenu escompté au départ et de la popularité de l’œuvre, donc il peut être évalué mais jamais certifié. Une œuvre moins populaire que prévu peut rester payante plus longtemps que prévu.
    Sur le choix de la licence, c’est un long débat !, mais à priori, on peut aussi ne rien faire, car le Net se charge d’apposer la signature de l’auteur et d’horodater, de quoi discuter un éventuel plagiat ou un i-vol devant un juge. Enfin, je ne vois pas pourquoi limiter la réutilisation, si le prix demandé reflète le travail de modification….la encore, un juge doit pouvoir apprécier les abus.

    • Oui, mais si des personnes mettent des limites tellement élevées que l’oeuvre met des dizaines d’années à entrer dans le domaine public, l’intérêt de votre système diminue à l’égard du domaine public. Il devient un simple système de partage des coûts, mais pas un système d’enrichissement du domaine public. Vous n’allez jamais pouvoir convaincre le moindre commoniste, pirate ou adepte de la culture libre ainsi.

      Et on ne peut pas non plus « ne rien faire ». C’est plus qu’un problème de plagiat. Il s’agit de s’assurer que les œuvres puissent être remixées, réutilisées et partagées légalement une fois que l’auteur a obtenu son revenu escompté. Les gens doivent pouvoir le faire dans la sécurité juridique, c’est à dire grâce à une licence qui accorde explicitement ces droits, et non avec un « je ne vois pas pourquoi » et l’auteur qui peut courir chez le juge et le juge qui dira que rien ne prévoyait que les gens aient le droit de remixer-réutiliser et partager. Encore une fois, vous ne pouvez pas convaincre en occultant ce problème.

      • Je pense qu’il faut faire confiance aux artistes pour rester raisonnable. Si l’un demande 10 millions pour un travail de 2 jours, certains acheteurs vont le bouder ou le pirater pour lui faire comprendre qu’il abuse et donc sa popularité affichée sera bien amochée. (voir par exemple l’effet sur le public de la transparence des salaires des patrons de multinationales)
        Pourquoi la licence par défaut n’autoriserait pas le remix ? Le plus urgent est selon moi de reconnaitre le droit de « mobiquité », définir i-propriété et donc l’i-vol…mais il faut clairement l’aide d’un juriste.

  3. Non, on ne peut pas faire confiance aux artistes pour être raisonnable. Beaucoup voudront toujours plus. Et, certes, on pourra toujours pirater l’oeuvre, pour lui signifier qu’on est pas content. On pourra toujours la lire, l’écouter, la voir.
    Mais, le domaine public permet bien plus que tout ça. Il permet, par exemple, de remixer des vidéos. Il permet de créer d’autres créations artistiques à partir de des oeuvres qu’on voit. Légalement. Et de les montrer. Si les oeuvres ne sont pas dans le domaine public, on pourra juste les voir, les lire et les réécouter. Mais, on ne pourra pas créer et diffuser légalement de nouvelles oeuvres qu’on aura créé à partir d’elles. Et le remix, le mashup et… sont (devenus) des arts à part entière… C’est d’ailleurs pour ça que beaucoup demandent l’abrogation du droit d’auteur. « Tout est remix ».

    Et vous n’avez pas besoin de définir i-propriété, i-vol et… Le droit d’auteur permet déjà très bien de gérer toutes ces situations. J’en dirais même plus : il est urgent de cesser avec tout ça : vous courrez au ridicule. On n’a pas attendu que vous définissiez tout ça pour empêcher l’exercice de monopole sur des oeuvres. Hadopi n’a pas eu besoin de ces définitions pour lutter contre le piratage. Tout est déjà très très élaboré.

    Vous avez juste besoin d’imposer de faire passer les oeuvres en CC0 ou en CC-BY à l’issue du Partage Marchand pour être crédible et cohérent dans votre démarche.

    • Faudrait quant même cesser un jour avec ce raccourci totalement faux et idéologique, que tout est remix… Il y a toujours heureusement des gens qui partent d’une « feuille blanche » quelque soit le domaine et c’est à ceux incapables d’en faire autant, de se remettre un peu en question… eux, courent au ridicule…

      • Mouais. Je crois que aussi que je me suis fait un peu trop endoctriné à force de lire quasiment tous les jours ça. Y a quelqu’un qui m’a d’ailleurs tenu le raisonnement par l’absurde suivant :

        « Si la réutilisation était nécessaire pour la création, dans un monde où la plupart des œuvres sont sous copyright aucune création ne serait possible. Il y a des thèmes en musique qui reviennent souvent, ils n’appartiennent à personne. Il me semble qu’il y a quelques procès abusifs qui ont eu lieu dans les années 90 pour des cas de plagiat qui ont été invalidés, cependant je ne saurais par où commencer pour trouver une source à ce sujet. »

        Par contre, si vous savez où trouver des éléments plus théoriques sur le sujet, ça m’intéresserait bien. 🙂

        Et puis, finalement, le domaine public aurait aussi des inconvénients : quelqu’un pourrait vouloir garder des droits sur un personnage ou faire des séries ou…

        (Ceci étant…. qu’il ne parle pas de « domaine public » si c’en n’est pas :p)

      • Attention en musique ne pas confondre grille d’accords et thème (mélodies) ; sur ce point la confusion est multiple dans ce sujet. Le plagiat est flagrant sur une mélodie beaucoup moins sur une grille d’accords qui n’est que le support de la mélodie (à moins que la grille d’accords sorte des sentier battus et constitue en elle-même une mélodie, là encore attention…). Ceux qui essaient de démontrer que tout est remix par la démonstration trompeuse des accords sont généralement imbibés de « certaines convictions »…
        Si le domaine public, toutefois aussi nécessaire, aurait des inconvénients : surement, on est pas dans un monde parfait et avec une humanité multiple, il n’y a pas de système absolu sinon cela devient très vite de la tyrannie.

  4. Pour une 1ère approche du droit d’auteur, vous pouvez commencer par cet article : http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/02/20/1321-les-droits-d-auteur-pour-les-nuls

    Je vous recommande néanmoins de lire un ouvrage complet sur la question. Je suis juriste. Là, il s’agit d’un avocat. Des conventions internationales régissent ces questions.

    L’on peut parfaitement comprendre que vous puissiez ne pas avoir fait de droit et que vous ne maîtrisiez pas ces questions.

    Néanmoins, si vous persistez à ne pas vouloir vous informer par vous-même ou écouter les avis de juristes ou d’avocats sur ces sujets, l’on en déduira rapidement que la présentation de votre théorie relève de l’ARNAQUE, c’est à dire que vous parlez uniquement du « domaine public » pour attirer et empêcher l’arrivée de la légalisation du partage non marchand…. mais que vous n’avez pas la moindre intention favorable à l’égard du domaine public.

  5. Doucement !, Quand je parle Domaine Public, j’entends gratuité du bien et donc fin des revenus. Par contre, ce n’est pas parce que un bien n’est pas encore dans le domaine public qu’il serait interdit de faire du remix…au contraire, je ne vois pas pourquoi le remix serait restreint !
    Non, le Droit d’Auteur n’a pas encore tout compris des biens immatériels. Citez moi l’article qui dit que la revente d’un bien immatériel est un délit. Citez moi celui qui assure qu’un consommateur perdant un fichier acheté puisse le retrouver toute sa vie. Citez moi encore celui qui interdit les DRM pour la vente, mais l’autorise pour le prêt en bibliothèque. Citez moi celui qui dit qu’un e-book n’est ni un livre, ni un service.
    « The code is the law », donc l’arnaque s’il y en avait une serait plus sur une impossibilité technique ou une démonstration mathématique…et jusqu’à présent, cela tourne. Je ne veux pas pas trop vous vexer, mais le Net se moque bien des lois, surtout celles du XIXe siècle. Ce n’est pas le Net qui s’adaptera au Droit d’Auteur, mais l’inverse.
    Mais, OK, je regarderai le « Droit d’Auteur pour les Nuls »..;promis.

    • Si vous lisez pas avant d’écrire, je ne vois pas comment on peut discuter.

      Je vais pas vous réécrire tous les concepts quand vous pouvez prendre un livre ou même lire des billets de blog. Encore une fois, Hadopi n’a pas eu besoin de tous vos concepts pour lutter contre le piratage.

      En abordant les problèmes de la sorte, vous n’allez que :

      1. Attirer une grande hostilité des partisans du partage,
      2. Foncer dans le mur : les accords internationaux ne se changent pas comme ça,
      3. Perdre votre temps : vous n’avez aucunement besoin de toutes ces notions pour faire avancer votre projet.

      Je sais très bien qu’il existe des possibilités de remixer des biens qui ne sont pas dans le domaine public.

      La question n’est pas là : la question est de garantir l’entrée rapide des biens dans le domaine public, comme vous prétendez vouloir le faire.

      Or, en l’occurrence, vous ne proposez aucune garanti. Pas même pas pour la gratuité.

      Et, encore une fois, la question du domaine public dépasse largement la gratuité.

      Je suis vraiment désolé. Mais, si vous n’envisagez pas l’application d’une licence creative commons (ou similaire) à l’issue du moment où l’auteur a atteint son revenu escompté, vous ne pouvez pas prétendre faire entrer des biens dans un champ proche du domaine public (car le domaine public vivant n’est, actuellement, encore un fois, pas possible).

      Si vous ne me croyez pas, consultez n’importe quel autre juriste. Et tout le monde va s’en rendre compte très très rapidement.

      • Et si, comme vous le dites, le Net se moque des lois, votre système est aussi voué à l’échec puisque vous dites qu’il repose sur la non légalisation du partage marchand. Et toutes vos définitions ne présent aussi aucun intérêt.

        D’ailleurs, pour ma part, je cesse le débat tant que vous n’apportez pas la moindre garantie d’une entrée des biens dans champ proche du domaine public ou que, au moins, vous ne faites pas mine de vouloir trouver une solution à ce problème. Autrement, c’est presque de la publicité mensongère.

        En espérant quand même que notre petit billet de blog va attirer l’attention défenseurs du domaine public sur un système qui parait bien mais risque d’être dévoyé…

  6. On va le faire court et je reprendrai cela dans un article;
    Le Droit d’Auteur ne s’occupe que d’un type de bien, à coût marginal FAIBLE (mais non nul). Ceux à coût marginal NUL n’existaient pas avant Internet et le Droit d’Auteur ne peut pas, ne sait pas, correctement les gérer car la notion même de PRIX est différente. Or ce droit n’est-il pas censé définir qui peut gagner quel argent à quel moment, dans quelle condition, sur quelle création ? Internet est une réalité et la démocratie notre objectif. Or aucun de ces deux mots n’est utilisé comme base de départ dans l’article « Le Droit d’Auteur pour les nuls », donc si c’est pour expliquer les contraintes historique de l’expansion industrielle (point 2 de mon post), alors cela ne m’intéresse pas plus que cela. J’aimerais entendre des propositions qui partent de la spécificité des biens immatériels et de l’hypothèse démocratique du Partage Marchand pour parler du point 3.

    • On va faire encore plus court. Réalisez toutes les nouvelles théories juridiques que vous voulez. Bonne ou pas, je m’en moque.

      Vous lancez votre projet avant que le droit soit réformé dans le sens qu’il vous convient, il vous faut donc tenir compte du droit existant actuellement.

      Et, le droit existant actuellement impose de mettre les oeuvres sous CC0 ou CC-BY une fois que le producteur de contenu à atteint son revenu escompté pour placer l’oeuvre au plus près du domaine public. Point. Si vous ne prévoyez pas ça, c’est de la publicité mensongère.

      • CC0 autorise la « copie à des fins commerciales » concerne l’époque du point 2 et n’a aucun sens pour le point 3 (Internet). Si le terme « domaine public » ne vous convient pas pour dire: c’est gratuit, mais c’est dans tous les cas interdit de revendre à la place de l’auteur (plagiat), mais vous pouvez l’utiliser (depuis sa publication) pour créer une autre oeuvre dont vous devenez l’auteur et la vendre/partager, vous pouvez trouver un autre terme.
        Petite remarque, je ne crée pas une théorie juridique, mais une théorie du commerce des biens sur le Net. La physique passe généralement avant le Droit !
        Le Droit existant !, celui qui parle du Net et le comprenant, il n’existe pas encore, et si vous voulez avancer, proposez un droit de « mobiquité ».

  7. Elle l’autorise et ça a du sens. Parce que, par exemple, des personnes sont censées pouvoir récupérer la nouvelle de votre fille pour la revendre en y ajoutant, par exemple, de jolis illustrations.

    Vous ne pouvez pas raisonner comme ça. Raisonner ainsi, c’est remettre en cause l’existence même de l’utilité du domaine public.

    Il n’y a pas d’autres termes à inventer. On n’a pas besoin que de « gratuit ». Vous ne connaissez pas les logiciels libres ou quoi ? L’intérêt des logiciels libre n’est pas dans le gratuit ! Les 4 libertés, ça ne vous dit rien ?!? Pour un informaticien…

    Et oui, vous êtes bien obligé de composer avec le droit existant.

    Je persiste : autrement : ARNAQUE. Et tout le monde le verra.

    • Parlez donc un peu clairement, au lieu de tourner autour du pot. Que comptez-vous faire pour que, dès la mise en place de votre système, les oeuvres soient juridiquement au plus près du domaine public une fois que l’auteur a eu son revenu escompté ?

      Des engagements clairs et précis. Applicables dès maintenant. Vous parlez de l’intérêt des consommateurs. Que prévoyez-vous pour garantir leur intérêt MAINTENANT ?

      Vraiment. Présenté ainsi, ça sent l’ARNAQUE monumentale à plein nez.

  8. Ping : Taux marginal nul ! | ⊔Foundation

  9. J’ai modifié mon billet de blog en conséquence avec vos propos. Je vous invite à ne plus utiliser l’expression domaine public. A défaut, je ne manquerai pas de signaler que c’est une ARNAQUE.

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