Bitcoin: le prix de l’ignorance !

…ou la naissance du πcoin !

Quand vous achetez des Bitcoins, vous payez votre ignorance. Explications :

btcRappelons d’abord ce qu’est une signature électronique. Soit un message de longueur quelconque et représenté par une chaîne de caractères et soit un individu disposant d’un matériel informatique (PC, téléphone, tablette, RaspberryPi,…). Il se génère à l’abri de tout observateur un jeu de clés cryptographique asymétrique (une clé publique et une clé privée). La signature numérique du message par cet individu est une autre chaîne de caractère unique, produite à partir de la connaissance de la clé privée et telle que n’importe qui d’autre disposant de cette clé public, du message (toujours en clair !) et de la signature, peut demander par un algorithme connu de vérification si la signature est valide ou pas. Une signature électronique est donc une preuve mathématique qu’un individu désigné par sa clé publique a bien signé un message donné, pas un autre message ni un autre individu.

Cette signature électronique suffit pour faire des chèques électroniques. Le message doit contenir pour cela l’identifiant de l’émetteur, celui du destinataire, la date et le montant. Il y a juste besoin d’un grand livre disponible sur Internet qui accumule tous les chèques. Une transaction n’est valide que si le solde du compte de l’émetteur reste positif. Nous avons donc défini un moyen de paiement,…tellement pratique que l’on peut s’étonner qu’il ne soit pas généralisé en 2014 !

Se pose alors la question de la création monétaire, ou comment passer d’un moyen de paiement à une véritable monnaie ?

Il n’y a que deux solutions :

  • soit le système répartit équitablement la masse monétaire créée entre tous les individus de la zone concernée (niveau national dans le cas de l’Eurofranc) et le montant alloué par mois vise à terme à équilibrer les inégalités entre générations (symétrie temporelle de la TRM). Il n’y a aucune valeur intrinsèque de cette monnaie, c’est juste un moyen d’échange basé sur la confiance en une distribution strictement égale. Enfin, l’absence de valeur lui permet de prendre la parité d’une monnaie officielle, pour garantir une stabilité éviter le double étiquetage et offrir une résistance aux spéculations (les monnaies libres sans parité y sont fortement exposées).
  • soit le système prouve ou persuade les individus que la masse monétaire créée représente une valeur obligatoirement finie et rare, car si elle était abondante, alors quiconque pourrait en ajouter sans effort et donc la monnaie ne pourrait pas jouer son rôle quantificateur de travail. On fait alors peu de cas de qui possède initialement cette masse monétaire….bizarrement! Cette monnaie n’est plus basée sur la confiance, mais sur la concurrence de l’appropriation d’un bien rare. Ce bien ayant une valeur négociable sur un marché, il ne peut avoir de parité fixe avec une quelconque monnaie officielle. Le double étiquetage est obligatoire et les prix sont très instables.

Bitcoin est clairement de la famille de la deuxième solution. Pour comprendre son mécanisme de création monétaire, faisons un petit exercice mathématique. Nous savons que le nombre π s’écrit avec une infinité de décimales. Pour en découvrir de plus en plus, il faut faire un calcul de plus en plus long à l’aide d’un ordinateur. Imaginons que toute approximation de π soit signée électroniquement par un individu et que les signatures des approximations de plus en plus longues soient concaténées dans une chaîne distribuée sur Internet. La compétition est simple; la chaîne la plus longue écrase la chaîne la plus courte d’un autre nœud du réseau P2P. (à un nombre de décimales donné, il ne doit rester qu’une seule signature). A chaque nouvel ajout de signature, donc nouvelle décimale de π, on calcule le « hashé » de la chaîne avant de l’ajouter à elle même, pour éviter qu’un petit malin intercale sa signature au milieu. Nous avons donc créé un système où potentiellement, toute personne disposant d’une puissance de calcul, peut entrer en « possession » d’une décimale de π, en prouvant qu’il était le premier à signer π avec cette dernière décimale. Il suffit alors de décréter que la valeur d’une décimale est égale à un milliard de fois l’inverse du carré de la position de cette décimale et de nommer cette unité πcoin.

Le signataire de la première décimale (le ‘1’ dans 3.1415….) possède donc 1Md de πcoins, celui qui a signé le ‘4’ en possède 250 Millions et le troisième signataire a lui que environ 111 Millions de πcoins, ainsi de suite.

La masse totale de πcoins qui pourra être créée est finie (1.644…Milliards). Il sera de plus en plus difficile d’en gagner car il est de plus en plus coûteux en temps machine de découvrir de nouvelles décimales de π et celles ci valent de moins en moins. Nous venons de créer en πcoin un système très similaire à Bitcoin. Les morceaux de la chaîne πcoin sont uniques et donc rares, mais ce ne sont que des nombres sans particularité mathématique.

Maintenant, il convient de se demander pourquoi un πcoin (ou un bitcoin) devrait avoir une valeur convertible en $,€,£ sur un marché libre d’offre et de demande ? Selon une vision très libérale du commerce, tout peut se vendre, du moment qu’il y a des acheteurs intéressés. Une œuvre d’art par exemple est une singularité de la création humaine. Elle procure une certaine satisfaction/émotion/plaisir à celui qui en fait l’acquisition et donc peut se retrouver sur un marché de l’Art. Ce n’est pas le marché qui crée la valeur, mais parce que cette œuvre à une valeur, il y a possibilité d’un marché. Un poème a beau être une suite finie de caractères, c’est l’ordonnancement judicieux de ces caractères qui lui donne sa valeur. Si un générateur de nombre aléatoires produit un texte du même nombre de caractères, cela n’en fera pas une œuvre d’Art pour autant.

Est ce qu’une signature électronique est une œuvre d’art ? Passé la première extase des propriétés mathématique qu’elle recèle, et avec un peu d’usage pratique quotidien, je pense que l’on peut affirmer que Non !, cela n’a en soit pas plus de valeur qu’un nombre aléatoire. Donc un Bitcoin n’étant qu’un nombre non remarquable, n’a aucune valeur. On pourrait même dire que le πcoin a plus de valeur que Bitcoin car le message signé représente la constante π, qui reste utile à la science. Mais alors justement, l’universalité du nombre π interdit qu’il soit privatisé ou fasse l’objet d’une négociation sur un marché. Les Mathématiques ne sont pas à vendre, ni à breveter.

Si la chaîne Bitcoin ou ses morceaux n’ont aucune valeur, pourquoi alors des acheteurs l’achètent ? Tout simplement, parce qu’ils pensent qu’elle en a justement une, parce qu’ils sont ignorants des singularités/universalités mathématiques. C’est exactement le problème de l’enfant de 3 ans qui apprend à compter. Il dira qu’il sait compter jusqu’à 10, s’attribuant une valeur proportionnelle au nombre maximal, mais quand à 4 ou 5 ans, quand il aura compris la petite mécanique arithmétique, compter jusqu’à 1000 ou plus ne sera même plus en défit en soit. La valeur de cette connaissance ‘savoir compter de un en un’, aura chuté irrémédiablement. Quand l’acheteur curieux ou le petit mineur de Bitcoin aura compris que l’on peut construire (voir format) des chaînes avec une autre chaîne origine que celle de Satoshi Nakamoto: « The Times 03/Jan/2009 Chancellor on brink of second bailout for banks« , et que l’on peut signer indéfiniment des messages, alors la valeur subjective qu’il lui attribue chutera brusquement.

Est ce que faire calculer un ordinateur sur un algorithme inutile produirait de la valeur ? On sait que cela consomme de l’électricité, épuise un peu plus les ressources naturelles, mais ne crée aucune valeur en soit, comme notre enfant qui compterait jusqu’à des millions n’apporterait aucune valeur aux Mathématiques.

Il ne s’agit pas de comparer à un artiste peintre qui ajouterait des petits battons sur une toile toute sa vie, exprimant une certaine souffrance ou émotion. Dans le cas des Bitcoin, ce sont des machines qui souffrent…inutilement. La notion de preuve de travail machine a été ajoutée pour laisser un simulacre de minage de métaux précieux de la Nature (exigeant une force physique, pénibilité). Mais nous venons de voir que bien que les chaînes Bitcoin soient rares et limitées, elles ne permettent en rien de faire progresser la science et ne sont pas transformable en objet précieux ou pratique.

On touche ici a la plus grosse arnaque liée à l’Open-source. Sous prétexte que le code source du client (le programme) Bitcoin soit connu et disponible sous Github, alors cela devrait être comparé à par exemple à un système d’exploitation GNU-Linux. Or, s’il est vrai qu’un peut s’offusquer qu’un OS comme Windows soit vendu à des millions d’exemplaires alors que l’investissement est très largement remboursé, un programme informatique reste de l’intelligence mise en boîte et il n’est pas amoral de rémunérer ses concepteurs. Or dans le cas de Bitcoin, ce n’est pas Nakamoto qui est rémunéré, mais les premiers mineurs (dont devrait faire parti Nakamoto logiquement) en faisant seulement exécuter un code sur une machine. On en viendrait à légitimer la rémunération du travail d’une machine et non le concepteur du programme ! Se faisant, les concepteurs de Bitcoin ont dépassé les rêves les plus fous des vendeurs de logiciels, faire payer l’exécution, et donc à l’opposé des principes de partage de l’Open-Source. Notons que l’Open-source reste pour toute crypto-monnaie une nécessité pour une question de sécurité cryptographique (empêcher la présence de trappes).

Reste la demande de pourvoir jouer à la loterie, demande qui ne se tarie pas dans les sociétés modernes. Tout le jeu des spéculateurs est d’avoir un peu plus d’information que les autres, donc acheter l’ignorance des autres pour faire du profit, en faisant croire aux plus ignorants qu’il y a une part de hasard dans les gains.

Bitcoin est donc une énorme machine à sous (une grosse part des gains va dans le casino, réparti dans le cas du Bitcoin de manière décroissante dans le temps entre les premiers mineurs). Parce que la mécanique de cette loterie est un peu plus complexe que la machine à sous classique du casino, les États n’ont pas identifié/labélisé/encadré l’usage des Bitcoin comme un véritable jeu d’argent. En attendant, l’ignorance de tous les utilisateurs fait le bonheur des spéculateurs.

Le plus ignoble est d’avancer l’argument (Paymium) d’un moyen standard (MoneyOverIP) de paiement numérique pratique pour capter le chaland et lui faire blanchir une partie de la masse monétaire Bitcoin. La Banque de France et les Autorités de régulation sont responsables de laisser persister une technologie de paiement dépassée (CB/PayPal) et de ne pas proposer en alternative une crypto-monnaie vraiment démocratique qui satisferait les citoyens (Eurofranc). Imaginez qu’il y ait dans un pays une énorme dévalorisation de la monnaie officielle et qu’il faille transporter des brouettes de billets pour acheter son pain ! Il serait plus pratique de transporter quelques gramme de cocaïne, divisible au mg près pour ses achats journaliers. C’est un produit rare qui a tous les attributs pour faire une monnaie courante. Le petit détail important est que cette cocaïne alimente des consommateurs (les plus faibles) pour leur détruire leur santé, de même que l’addiction aux jeux d’argent peut ruiner des citoyens ignorants (les plus faibles) et peu éduqués dans les bases des mathématiques.

Cher citoyen, citoyenne, vous payez des impôts (avec une certaine justice fiscale…) pour rémunérer des chercheurs qui remettent dans le domaine public des connaissances mathématiques et scientifiques accessibles gratuitement. Vous n’avez aucunement besoin pour vivre ou pour vous distraire de payer des vendeurs privés qui proposent des nombres non singuliers sous la forme de signature électronique, à moins que vous aimiez les jeux d’argent….et vous faire plumer croyant plumer les autres !

Sachant que l’ignorant ne sait jamais qu’il l’est, il est du devoir de la société de l’aider. Dit autrement, une société démocratique devrait interdire le plus possible le commerce basé sur l’ignorance de ses membres…l’avertissement aura été fait.

L.F.

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Auroracoin & Eurofranc

Parmi toutes les crypto-monnaies qui fleurissent de par le monde en suivant la trace de Bitcoin, celle qui se rapproche le plus d’Eurofranc est probablement Auroracoin, mais avec quelques différences importantes.

By United States Air Force photo by Senior Airman Joshua Strang [Public domain],

Auroracoin, lancée fin Mars 2014 est en effet une première tentative de création monétaire à l’échelle d’un pays, très petit dans le cas précis de l’Iceland, car cette monnaie ne concerne que 330.000 personnes. Le contexte est donc différent des 50 Millions de citoyens visé par Eurofranc.

On remarquera que si l’introduction de l’Auroracoin a posé quelques problèmes (fork, incertitude de partage, pas de parité), cela signifie que l’Eurofranc est un véritable défi pour 2015 et qu’il eu été vraiment déraisonnable de viser directement une monnaie à l’échelle européenne.

Voici les pièges qu’il faut éviter suite à l’expérience d’Auroracoin.

La parité d’Auroracoin n’a pas été fixée ni imposée, si bien qu’elle a été définie par les marchés financiers, composés uniquement de spéculateurs, sans aucune positionnement par rapport à des biens réels. Du coup, le cour de l’Auroracoin a chuté de 99% par rapport au Dollar. Au contraire, l’Eurofranc a par construction une parité fixe et égale avec l’Euro; 1€f=1€. Un commerçant n’est pas obligé d’accepter les €f, mais s’il les accepte, il doit proposer le bien au même prix qu’en € (pas de double étiquetage). En 2015, l’absence de TVA sur les produits payés en €f est une incitation des commerçants à accepter cette nouvelle monnaie.

L’Auroracoin a voulu se déconnecter de la monnaie officielle, le Krona, mais se faisant, s’est positionné en concurrent et non en monnaie complémentaire comme peu l’être l’eurofranc face à l’euro.

L’Auroracoin améliore la création monétaire démocratique en distribuant 10% de la masse totale d’un seul coup, un parachutage de 31,8 Auroracoin à chaque Inslandais. En revanche, il reste beaucoup de spéculation sur la distribution des 40% déjà minés, ainsi que l’objectif pour la moitié restante. Va t’elle être distribuée équitablement ? Quand ? Il semblerait que les organisateurs d’Auroracoin se prennent une réserve de cette masse monétaire, contrairement à l’association Eurofranc qui ne touchera pas un centime d’€f de la masse monétaire créée, par principe et pour affirmer qu’un moyen de paiement numérique doit être gratuit, sans aucune commission.

Auroracoin est une variante (un fork) de Litecoin, donc avec un minage plus facile et plus rapide…ce qui a permis de miner 50% de la masse totale avant le 25 Mars 2014. Ce choix n’est pas sans conséquence. On considère pratiquement toujours depuis Bitcoin qu’une cryptomonnaie a obligatoirement une fonction de minage pour créer sa masse monétaire et que cette dernière est finie.  Or dans les cas de Ripple, d’Open-UDC ou d’Eurofranc, il n’y a pas de minage du tout. Eurofranc ne contraint pas sa masse monétaire à suivre strictement la progression temporelle définie par la TRM, parce que ce n’est qu’une monnaie complémentaire à l’Euro qui prédomine l’économie encore pour longtemps. La masse monétaire en €f est à priori non limitée, parce que cela ne veut surtout pas être une monnaie valeur, qu’on s’échange parce qu’elle représente une valeur marchande. L’Eurofranc est avant tout un moyen de paiement numérique qui ne fait qu’autoriser une transaction si et seulement si le solde de l’acheteur et positif, et il assure au sein d’un grand registre distribué sur Internet que la somme totale des soldes reste toujours égale à zéro. Cela implique que certains compte (les i-bank) sont autorisées à avoir un compte débiteur d’un certain montant pendant une certaine durée. Or c’est une autorité (distribuée) qui décide qui peut être une i-bank et qui ne le peut pas. Comme le grand livre est public, la légitimité de l’i-bank est constamment contrôlée, en particulier qu’elle distribue bien équitablement les sommes autorisées. De plus, le montant maximum de débit est directement fonction du nombre d’individus qui forment l’autorité, sachant que toute décision de cette autorité exige une signature de plus de 50% des membres. L’anonymat des signataires est préservé. On utilise ce qui s’appelle en cryptographie une signature de cercle à seuil. Concrètement, début 2015, il ne faudra qu’une seule personne pour signer pour l’autorité, composée de deux individus seulement (impossible de savoir lequel des deux signe, mais il y a la preuve mathématique qu’un des deux à signé) et la masse monétaire ne pourra pas excéder 1€f par personne inscrite et par mois. En suivant cette simple loi, pour pourvoir donner 150€f à chaque habitant en France en 2016, il faudra constituer une autorité de 300 individus et chaque signature, renouvellement de certificat, nouvelle i-bank, nouveau montant, nouvelle taille de l’autorité, sera validé par au moins 150 signatures individuelles anonymes. Les représentants de cette autorité seront régulièrement changés et tiré au sort pour former une espèce de parlement numérique d’Eurofranc.

L’association Eurofranc est en charge de la mise en place de l’infrastructure pour une création monétaire progressive, répartie équitablement, mais c’est de la responsabilité des politiques et de ce parlement numérique de fixer un montant compatible avec l’Euro. L’€f met une inévitablement une pression sur le BCE, incitant les autres pays à suivre notre monnaie complémentaire, mais il faudra tempérer les ardeurs de ceux qui demandent un revenu de base et une perte complète de la prérogative de création monétaire par la BCE. Le fait d’imposer qu’1€ = 1€f oblige la BCE et le parlement-Eurofranc à avancer main dans la main (menottés ensembles !)

L’Auroracoin à peut être trouvé très facile d’utiliser le code d’une précédente monnaie, mais s’est ainsi exposé de facto au risque de « fork ». Un individu ou un groupe disposant d’une grande puissance de calcul peut et même a tenté si l’on en croit certains posts sur Internet, de se faire passé pour la véritable originale blockchain d’Auroracoin.

C’est un concours de blanchiment en cascade.  Auroracoin veut blanchir par rapport à la monnaie officielle une certaine masse monétaire, à priori avec des intentions démocratiques (à 50%), et tout un tas de créateur de nouvelles monnaies vont tenter de se blanchir leur masse monétaire (partagée en petit groupe, donc anti-démocratique) sur le dos d’Auroracoin.

Eurofranc compte se protéger de ce danger en n’assurant aucune convertibilité officielle avec aucune autre crypto-monnaie. Nous n’utilisons pas la même famille de courbe elliptique que Bitcoin et les identifiants des membres de l’autorité seront diffusés nationalement par de nombreux canaux de communication. Les sites de téléchargement des applications seront bien définis et communiqués avec le code source. Nous sommes encore en phase de test en 2014 et donc l’autorité réelle pour 2015 sera connue et diffusée au 1er Janvier 2015.

 

FAQ Eurofranc

Mise à jour le 3 Juillet 2014 – 54 questions

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1. Qu’est ce que l’Eurofranc ?

L’€f est une monnaie numérique complémentaire à l’Euro. Elle sera utilisable au début de l’année 2015, par tous les habitants en France. Le principe fondateur est que sa création monétaire est distribuée équitablement et sans condition à tous les citoyens.

2. Quel sera son montant ?

La prévision est la suivante: 1€f en Janvier 2015, 10€f en Février, 20€f en Mars, 40€f en Avril, 60€f en Mai, 80€f Juin, 100€f en Juillet, 120€f en Aout, 140€f en Septembre, 160€f en Octobre, 180€f en Novembre et 200€f en Décembre 2015. Le montant sera constant à 150€f/mois toute l’année 2016, ajustable par les politiques en place au gouvernement.

3. Qui est concerné ?

Le système permet de discriminer le montant de l’aide en fonction de l’âge, et donc ne seront concernés au début que les individus majeurs (>=18ans), vivant sur le territoire français. Il faut simplement justifier d’un numéro de sécurité social français. Les citoyens français vivant à l’étranger peuvent toujours toucher cette aide, mais ne pourront pas dépenser des €f à l’étranger. Il n’est pas exclu à partir de 2016 une extension aux enfants, mais aussi une modulation en fonction de l’âge. Par exemple donner un peu plus aux jeunes, à l’âge de rentrer dans la vie active. Les mairies se chargent chaque année à clôturer les comptes de morts.

4. Y a t-il des arriérés pour les gens qui se seront pas inscrits en Janvier 2015 ?

Oui, mais seulement de la moitié du montant non touché, afin d’inciter la population à ne pas attendre. Ainsi, un individu qui se déclare en Juin 2015 toucherait ce mois ci 145€f alors qu’une inscription en Janvier lui aurait rapporté 211€f cumulé.

5. En quoi cette monnaie est-elle numérique ?

C’est ce que l’on appelle une crypto-monnaie. Il n’existera ni pièce, ni billet, libellé dans cette monnaie. Ce n’est qu’une écriture comptable, mais à la différence des banques classiques qui stockent l’état des comptes sur leurs propres serveurs, les comptes en €f sont directement mémorisés sur Internet, avec une sécurité cryptographique très forte. Chacun utilise son téléphone portable (ou tablette) pour payer ou pour recevoir des €f.

6. Y a t-il des frais de gestion ?

Non, strictement aucun ! L’application pour iPhone/AndroidPhone est gratuite, le service est gratuit. Un solde de compte en €f ne peut jamais être négatif, il n’y a donc aucun agio possible. Inversement, les comptes ne sont jamais rémunérés. Il est impossible d’emprunter à un taux non nul.

7. Pourquoi ne pas prévoir l’utilisation d’une Carte Bleue ?

D’une part une CB est adossée à un compte bancaire classique en €, alors que les €f et € ne se mélangent pas. D’autre par, aucune commission n’est prise au commerçant en €f. Il est impossible que VISA Mastercard ou Paypal bloquent une transaction en €f, car cette dernière n’a besoin que de l’Internet basique.

8. Mais une carte bleue sans contact pour tous serait un énorme marché pour Gemalto, membre du QAQ40 et un retour sur investissement des puces NFC ?

Justement !…et les citoyens sont déjà équipés en téléphone, permettant une plus grande sécurité que les cartes à puce.

9. Ne vous faudra t-il pas l’accord de la Banque Centrale Européenne ou de la Banque de France pour créer une telle monnaie ?

Non, la fonction principale de la monnaie est de permettre l’échange de biens entre particuliers, à partir du moment qu’elle inspire confiance. Nous pensons que ce sont les règles strictement démocratiques et en particulier la répartition équitable de la création monétaire qui donneront confiance au peuple d’utiliser cette monnaie, et non une décision des organismes officiels.

10. Est ce que Bitcoin de fait pas déjà cela ?

Non, la distribution de la masse monétaire des Bitcoins est très inégalement répartie dans le temps et dans l’espace, ce qui en fait une véritable pyramide de Ponzi. De plus, en valeur 1€f est toujour égal à 1€ tout le temps, alors que le taux du Bitcoin est très instable. L’€f est exclusivement utilisable pour l’économie réelle alors que Bitcoin est en grande partie utilisé pour de la spéculation.

11. Ce montant de 150€f par mois ne permet pas de vivre. N’est ce pas trop faible ?

Effectivement, l’Eurofranc n’a pas vocation a devenir un Revenu de Base complet, même s’il en forme des bases saines. D’une part, il ne faut surtout pas que cette nouvelle aide inconditionnelle soit prétexte à enlever au plus démunis des aides acquises antérieurement, car cela augmenterait mécaniquement les inégalités. Enfin, un montant faible empêche tout risque d’une inflation trop forte. 150€f représente quand même 90 Milliard d€f par an, injecté directement dans l’économie réelle. Ce n’est pas négligeable.

12. Pourquoi ne pas faire cette monnaie au niveau européen ?

L’objectif est que tous les pays de l’UE copient ce principe et créent une monnaie complémentaire, dont le montant peut être différent selon la situation économique du pays. C’est déjà un défit de payer environ 50 Millions de personnes, et il faut une certaine cohérence dans la méthode d’identification, ici basée sur le numéro de sécurité sociale. Tous les pays n’ont pas la même notation et il faudrait éviter qu’un individu ayant plusieurs lieux d’habitation en Europe puisse toucher plusieurs fois ce revenu.

13. Pourquoi avez vous besoin du numéro de sécurité sociale ?

La grande difficulté avec une création monétaire distribuée est d’assurer l’unicité. C’est un problème nouveau qui n’existe qu à l’ère d’Internet. Par exemple, on ne peut compter sur le numéro de carte d’identité car il change à chaque renouvèlement de carte. Le numéro de sécurité sociale est lui attribué à vie et normalement unique. Nous ajoutons l’information d’année complète de naissance pour discriminer des personnes nées à 100 ans d’intervalle et pouvant avoir le même numéro.

14. Mais ce numéro contient-il pas des informations personnelles confidentielle ?

Oui, en France, ce numéro est « signifiant », mais ne se retrouve sur le Net que l’année de naissance et un « hashé mathématique » du numéro, jamais le numéro de sécurité social en clair. Seul le Maire ou l’agent de la mairie au fonction d’état civil voit ce numéro complet et peut l’associer à un individu présent physiquement devant lui, au moment de l’enregistrement. Un tiers ne peut rien faire. Au pire, un individu qui connaitrait votre numéro de sécurité sociale pourrait savoir si vous êtes encore enregistré ou pas pour recevoir des €f.

15. Tout le monde n’a pas de smartphone ?

L’utilisation d’un téléphone connectable à Internet (wifi, 3G) est requis pour faire un système qui ne coute rien, qui ne demande pas la création d’une nouvelle administration et surtout des délais interminables de validation par le voie des urnes. Après, un citoyen peut comprendre que recevoir 1800€f par an si il dépense une centaine d’€ pour acheter un smartphone (environ 100€) reste dans tous les cas avantageux.

16. Je déteste et suis allergique aux téléphones évolués, mais je veux mes €f en tant que citoyen !

Désolé, vous devrez dépasser cette allergie ou renoncer à toucher des €f. Vous pouvez aussi vous constituer en association et demander à la BdF un versement équivalent en € sur un compte classique…bon courage !

17. En démocratie, ne doit-on pas passer par la validation du parlement ?

Beaucoup d’initiatives sur Internet ne demandent rien à personne. C’est vrai que nos moyens utilisés sont peu démocratiques, mais nous estimons qu’une mesure urgente est à prendre, sans attendre, quitte à l’imposer à l’État français. Au final, c’est une aide que tout le monde s’accordera à juger démocratique, mais il faut la mettre en place pour convaincre.

18. Certains vieux ne sont pas capables ou ne veulent pas utiliser des téléphones.

Nous renvoyons à l’État ou à d’autres associations le soin de trouver une solution, en particulier pour des handicapés ou ceux qui ne pourrait pas retenir un mot de passe. L’association Eurofranc n’a pas les moyens d’adresser ce problème. Cela dit, le XXe siècle à plus ou moins obligé chacun à savoir lire. le XXIe obligera de même chacun à se servir d’un assistant numérique portable. Enfin, comme le processus de vote en France, l’inscription pour recevoir des euro-franc n’est en rien obligatoire.

19. Que pourra t-on acheter en €f ?

Tous les biens économiques non financiers, d’un montant faible. Une voiture ou une maison ne sont pas visés par cette mesure. C’est l’acceptation par le commerçant qui conditionnera le type de bien à acheter. Banques et assurances sont exclues par principe. Les producteurs et commerçants locaux (France) seront plus enclin à accepter car ils ont à payer peu de fournisseur étrangers. Les AMAP, artisants locaux, petits commerçants, seront les plus vites conquis….de quoi améliorer l’alimentation de chacun !

20. Y a t-il une TVA sur les euro-franc ?

La règle est la suivante: Toute l’année 2015, il n’y aura pas de TVA (taux = 0%), c’est à dire que c’est un bonus net pour le commerçant, mais il est interdit d’afficher ou de pratiquer une double tarification entre l’€ et l’€f. Cette période est destinée à inciter le commerçant à accepter la monnaie complémentaire, et laisser le temps à l’administration de s’organiser pour accepter la conversion (moyennant une petite commission) des €f vers les €, en particulier pour les commerçants accumulant des €f et devant régler des fournisseurs étrangers. En contrepartie de cette convertibilité pouvant advenir tout au long de l’année 2015, la TVA au taux normal sera pratiquée en 2016 et les années suivantes même pour un règlement en €f.

21. Et les salaires, et les impôts ?

Le raisonnement reste le même, courant 2015, le salaire de base n’est pas versé en €f, mais en € seulement et il ne sera pas autorisé de payer ses impôts en €f. Mais en 2016, après validation par l’administration française, une partie du salaire et les impôts pourront être payés en €f.

22. Pourquoi aurions nous confiance dans la sécurité de ce système ?

D’abord, le code des outils est toujours Open-source, quiconque peut l’analyser. Les algorithmes sont issus de la recherche et validés par la communauté en cryptographie. Eurofranc utilise la courbe elliptique P521, à priori plus robuste que celle utilisée par le protocole Bitcoin, qui n’a jamais été cassé depuis 2009. Nous sommes très attentif à la méthode d’authentification et donc exigeons un appareil portable (smartphone), en plus d’un mot de passe pour payer (certains appareil ajoutent en plus une moyen biométrique).

23. Si je perds ou me fait voler mon téléphone, ai je perdu les €f ?

Cela vous obligera à trouver un nouveau téléphone, créer un nouveau compte et de le faire valider pour un représentant local, souvent à la Mairie. Comme la clé privée de l’ancien téléphone est perdue, le solde de l’ancien compte n’est pas accessible. Aussi, pour se prémunir de cette perte, nous conseillons à chacun de générer un chèque digital (l’application permet cela) adressé à une i-banque ou un de vos proches d’un montant supérieur au maximum laissé sur le compte et de placer le fichier correspondant dans un endroit protégé. A chacun d’évaluer s’il chiffre ce fichier mais risque d’oublier son mot de passe ou plus encore risqué, s’il le dépose sur un cloud, laissant à l’administrateur le soin de lui renvoyer son mot de passe perdu (du chèque, le mot de passe du téléphone n’est jamais sur Internet!). Il suffit de d’abord provisionner le compte perdu de la différence et d’envoyer le chèque sur Internet. Le solde du compte devient nul et donc sans intérêt pour le voleur éventuel. Précisons que même avec la possession du téléphone, un attaquant doit casser un chiffrage AES256 sur la clé privée, ce qui vous laisse largement le temps de vider le compte.

24. Qui distribue exactement les €f ?

Puisqu’un compte de particulier en €f ne peut jamais être négatif, il faut des entités spéciales appelées i-banques, ayant un certificat temporaire délivré par une autorité, leur permettant d’avoir un débit plafonné à un certain montant, pour payer les citoyens. Une i-banque est une entité différence de celle chargée de valider l’identité unique des citoyens (la Mairie), qui possède un certificat d’unicité cette fois ci, délivré aussi par l’autorité. Cette autorité, temporairement assurée par l’association Eurofranc, sera transférée à la BdF courant de l’année 2015.

25. Un voleur d’Eurofranc sera t-il légalement puni ?

Distinguons bien deux types de voleurs. Celui qui arriverait à casser le système mathématique (aucune construction n’est infaillible) aurait fait une découverte significative en cryptographie, et il semblerait plus facile de casser RSA, qui équipe depuis des années tous les cartes de crédit du monde entier. Ce qui provoquerait une monstrueuse pagaille. Ce type de voleur est à féliciter, d’autant que pour garder l’estime de la communauté scientifique, il devra rendre l’argent éventuellement pris. L’autre type de voleur est celui qui menacera une personne pour lui faire avouer son mot de passe, et lui dérobera son portable. Le Droit est déjà équipé pour traiter ce genre d’agression.

26. L’usage de l’€f va diminuer le besoin en pièces, billets chèques libellés en €. Ne va t-il pas mettre des banquiers et du personnel de banque au chômage ?

Oui….et alors ?

27. Pour relancer l’économie, ne faut-il pas mieux aider les entreprises en facilitant les prêts, que de verser 150€ à tout le monde ?

C’est complètement orthogonal. L’€ sera toujours là pour les lourds investissements. L’€f n’est qu’une aide au pouvoir d’achat, qui plus est locale.

28. Pourquoi ne pas donner plus à ceux qui en ont vraiment besoin ?

Ce n’est pas un système progressif comme l’impôt/aide. La redistribution est plutôt dans le sens de la BCE (qui avant seule la prérogative de créer de la monnaie) vers tous les citoyens, sans condition. Il serait trop complexe et sujet à interprétation de conditionner cette aide en €f au niveau de vie, d’autant que ce niveau de vie est rendu obscure tant que les patrimoines ne sont pas biens déclarés à l’administration. Effectivement, un riche, s’il le désire, peut toucher comme tout le monde ses 150€f par mois.

29. Si vous voulez convaincre toute la population, quelle campagne de publicité allez-vous organiser ?

Aucune, nous n’en avons pas les moyens. Nous pouvons seulement poster quelques Tweets. L’objectif est que cette monnaie plaise et que les gens s’en empare. Au pire, les premiers devront attendre un peu que les commerçants acceptent l’€f. L’information devra se diffuser par le bouche à oreille et le Net. Les média qui ont les moyens pourront relayer l’information. C’est l’internaute qui est juge et donc diffuseur.

30. Pourquoi les élus (Maires) accepteraient d’enregistrer leurs habitants à ce système ?

Nous allons contacter les 34000 Maires de France pour leur donner l’outil de validation; un processus qui prend entre 1 et 3 minutes par habitant. De nombreux élus devrait approuver la démarche, qui favorise le commerce local. Nous publierons la liste des communes certifiées. Début Janvier 2015, quand les habitants pourront créer leur compte principal, ils se tourneront vers une mairie pour la validation, ce qui devrait mettre une bonne pression sur les Mairie qui n’aurait pas leur certificat.

31. Et si ma mairie refuse de me certifier mon compte ?

Vous pouvez aller voir n’importe quelle autre mairie en France, toujours avec vos papier d’état civil prouvant votre numéro de sécurité social et avec votre téléphone qui contient vos clés. Si vous tentez de vous enregistrer à Lille puis à Nice, le système refusera automatiquement la deuxième demande. Vous pourrez changer de Mairie par la suite. Un Maire peu simplement donner la priorité aux habitants de sa commune, s’il y avait affluence.

32. Est ce qu’on peut s’enregistrer à distance, pour éviter de se déplacer en mairie ?

Non, par sécurité, il faut qu’à un moment donné, un employé habilité à l’état civil certifie que la personne devant lui est bien celle sur la carte d’identité qui correspond bien au livret de famille et à la carte de sécurité sociale, mais aussi que la personne prouve sur place qu’elle peut envoyer un message, donc qu’elle possède le mot de passe du compte à valider.

33. Puis je avoir plusieurs comptes ?

Oui, c’est même le principe pour assurer un anonymat des opérations. On ne sait jamais si une transaction est entre deux comptes de la même personne ou de deux personnes différentes. Par contre, un seul compte par personne peut être validé au même instant pour recevoir le revenu en €f. C’est ce que l’on appelle un compte principal.

34. Puis je utiliser plusieurs téléphones pour recevoir des €f ?

Non, le compte principal est attaché à un seul appareil à un instant donné, cela fait parti de la sécurité. Vous pouvez changer l’affectation du compte principal en allant en Mairie avec vos papiers et le nouveau téléphone.

35. Puis-je utiliser un PC ou une tablette au lieu d’un téléphone ?

Oui, mais il faudra vous déplacer avec cet appareil pour l’enregistrer et pour payer. A moins que vous imprimiez chez vous des chèques numériques (Il faudra connaitre le montant exact et le numéro de l’identité exacte du destinataire).

36. Comment avoir l’ID d’un commerçant ou d’un particulier pour le payer ?

Généralement, il ne rechignera pas à vous la donner, c’est une information publique, mais elle n’est pas attachée au nom directement. Pour plus d’anonymat, nous conseillons d’utiliser un autre compte que le compte principal pour recevoir de l’argent. Enfin, les commerçants devraient afficher en vitrine leur ID par un QRcode, que vous scannez en entrant avec votre téléphone. Une caisse peut même vous afficher un QRcode contenant l’ID et le montant total à payer.

37. Pourquoi ne pas garder les mots de passe de chacun sur un « cloud » sécurisé ?

Payer en €f consiste à faire un chèque numérique. De la même façon que vous choisissez seul le dessin de votre signature manuscrite, vous choisirez seul vos clés de signature. Personne, ni même la NSA ne pourra la connaitre, payer à votre place, ni vous empêcher de faire une transaction.

38. Mais alors, des terroristes ou des mafias peuvent s’envoyer des €f ?

Effectivement, comme ils peuvent s’échanger du liquide actuellement.

39. Et si quelqu’un s’amuse à créer des millions de comptes et des millions de transactions ?

C’est effectivement un problème car il ralentit, et peut même saturer le système. C’est une attaque DoS. Il y a néanmoins un mécanisme pour rendre les transactions trop fréquentes moins prioritaires. De même, un compte qui reste en solde nul trop longtemps peu être supprimé.

40. Un fraudeur à la sécurité sociale ne peut-il pas usurper le numéro d’un citoyen et donc bloquer son enregistrement ?

Oui, dans ce cas, il convient de remonter à l’identité du fraudeur par le Maire l’ayant déclaré et de faire résoudre le conflit par la sécurité sociale. C’est désagréable pour celui qui a été bloqué, mais la loi prévoit un petit cadeau pour le fraudeur ! Si jamais c’est l’administration qui a donné le même numéro à deux personnes différente, alors elle devra résoudre elle même le problème et ne pas trop s’en vanter.

41. Est ce que je peux consulter mon compte sur Internet ?

Oui, bien évidemment, et de n’importe quel appareil connecté à Internet. C’est d’ailleurs comme cela que vous devez vérifier qu’on vous a bien payé et ne jamais faire confiance dans le téléphone de votre débiteur. Voir par exemple un compte de test ce jour. Par contre, il vous faudra toujours votre téléphone pour payer.

42. Et s’il n’y a pas d’accès (temporaire) à Internet ?

Les transactions ne sont pas vérifiables. Elles peuvent simplement s’accumuler dans des fichiers (de la taille d’un SMS) comme des chèques non encore encaissés. Ce genre d’échange est limité entre personnes se faisant confiance. Un ados qui n’aurait qu’un iPod (wifi) peut l’utiliser pour payer si la personne vérifie la transaction sur Internet.

43. Puis-je convertir des € en €f pour bénéficier de ce moyen de  paiement pratique par téléphone au delà des 150€f donnés ?

Oui, en provisionnant ces € sur le compte de l’i-banque de votre choix. Elle créditera le même montant en €f sous 24 heures.

44. Et la symétrie temporelle demandée par la TRM, comment est-elle assurée ?

C’est le montant alloué en €f qui déterminera l’équité entre générations, Comme on part de zéro en 2015, ce montant devrait progressivement augmenter. Savoir s’il atteindra un jour le niveau demandé par la TRM en fonction de l’espérance de vie moyenne, remet en cause l’Euro. Cela ne pourra donc se jouer qu’un niveau politique, national et européen. Nous, en 2015 et 2016, ne montons que l’infrastructure numérique pour recevoir un dividende citoyen. Le montant sera de la responsabilité des politiques une fois le système entièrement déployé.

45. N’y a t-il pas obligation en France de délivrer un reçu papier pour tout achat ?

Si, en €, mais rien n’est précisé en €f. De plus, c’est une loi d’un autre temps, qui freine l’innovation. Il faudra l’adapter.

46. Pourquoi imposer une parité fixe…et si l’€ s’effondre ?

Pour éviter une spéculation sur un marché de changes. Voir pour exemple l’instabilité de toutes les crypto-monnaies de type Bitcoin. Il y a aussi la raison pratique de ne pas demander un double étiquetage et de ne jamais interdire d’acheter un bien en €. Si l’€ s’effondre, la BCE sera irrémédiablement concernée et la masse monétaire en € est toujours bien supérieure à celle en €f. Dans l’éventualité d’un crash généralisé, les politiques pourraient imaginer que la parité de l’€f décroche de l’€, mais ce n’est pas pour l’instant d’actualité.

47. Qu’est ce qui différencie votre Eurofranc de la proposition de Nouvelle Donne ?

Nouvelle Donne décrit un objectif, impliquant un accord du gouvernement et du parlement, donc à un horizon minimum de 5 ans. Sachant que ce parti représente aujourd’hui 3% de l’électorat, il serait plus raisonnable de viser une application dans 10 ou 20 ans. Et Nouvelle Donne envisage de passer par la voie classique de la Banque de France. Notre Eurofranc est un projet court terme (2015), totalement numérique pour éviter l’inertie de l’administration. Il reste parfaitement cohérent avec les principes de création monétaire et les effets sur l’économie réelle décrits par Nouvelle Donne.

48. Ce qui me gêne, c’est le côté franco-français. La souveraineté n’est-elle pas que mondial

Oui la souveraineté est mondiale, mais nous pensons qu’il ne serait encore difficile techniquement d’avoir une crypto-monnaie mondiale en 2015, même si nous y travaillons avec la monnaie pour les biens immatériels. Aussi nous précédons pas étape, €f en 2015 pour 50 Millions d’habitants pour offrir déjà un moyen de paiement numérique. Il n’y a aucune idéologie nationaliste/souverainiste derrière, simplement une même façon d’identifier les gens avec un numéro de sécurité sociale. Les autres pays peuvent faire de même avec leur notations de l’identité citoyenne.

49. Pourquoi ne pas utiliser PGP/GPG ?

Pour une question de sécurité (obliger à utiliser l’ECC et non un RSA faible), de performance dans la notation des clés (codage base64 direct des clés). Bitcoin utilise la même famille de courbes eliptiques. Enfin, nous suivons toujours le principe de reprendre et coder les formules mathématiques plutôt que d’utiliser des packages tout fait pouvant contenir des failles (cf OpenSSL/TLS). Enfin, nous préférons une validation par les élus locaux qu’un maillage à la PGP party, pouvant produire des communautés de fraudeurs (double déclaration).

50. Comment comptez vous motiver les mairies à enregistrer leurs habitants ?

Une partie de la masse monétaire créée est destinée justement aux communes. Si on part sur un taux de 5%, cela veut dire pour une commune de 1000 habitants qui toucheraient chacun 150€f/mois, qu’elle toucherait 7500€f/mois, soit l’équivalent de deux emplois plein temps, mais cet argent pourrait aussi servir aux dépenses courantes, stimulant l’économie locale.

51. Comment est assuré la sécurité de l’autorité ?

Toute action (signature) de l’autorité, pour délivrer des certificats aux mairies ou au i-banks devant la saisie de k mots de passes parmi 2xk personnes (algorithme de Shamir de partage se secret par polynome), membres de l’association, volontaire et anonyme pour faire cette tâche. Ainsi, pour voler la capacité de l’autorité, il faut compromettre ou agresser plus de la moitié des membres de cet ensemble, sachant qu’on peut changer les mots de passe à chaque suspicion de pression sur l’un des membres. Le code est construit pour que le montant de crédit octroyé aux i-bank soit proportionné au nombre de membres de l’autorité. Si par exemple pour donner 1€f à 100.000 personnes, une personne suffit sur une autorité formée d’un couple. Pour délivrer 150€f à 50Millions de personnes, il faudra une autorité composée de 1000 personnes dont 500 au moins pour délivrer un nouveau certificat (expirant tous les ans).

52. Ne serait-il pas plus simple de faire des SEL par commune ?

Si on laisse à chaque maire le soin de définir la masse monétaire créée pour sa commune, alors il sera tenté de demander le maximum, pour enrichir sa commune sans se soucier d’éventuelle effet d’inflation. Il serait donc difficile de maintenir une parité 1€=1€f sur tout le territoire.

53. N’est ce pas un système pour ficher la population ?

Absolument pas. A moins que cela vous inquiète que l’Administration vous donne un numéro de sécurité social unique à vie. Sur Internet, il n’y a qu’un « hashé » de ce numéro, qui prouve l’existence ou pas d’un compte principal, rien de plus. Oui, le nombre d’inscrit peut à terme grimper jusqu’à toute la population, mais on ne peut rien tirer de ce nombre. Le préposé à l’Etat civil d’une mairie voit à l’instant de l’inscription votre numéro de sécurité sociale associé à votre identité, mais pas votre voisin. Ce n’est pas un anonymat total, mais il est techniquement impossible de distribuer un revenu équitablement en conservant l’anonymat total.

54. Comment adhérer à l’association Eurofranc ?

Nous contacter tout simplement ! Pour l’instant l’assemblée générale n’a pas statué sur le montant de l’adhésion. Si vous voulez verser un petite aide en € en 2014, faites un virement SEPA sur ce compte : CUP-FOUNDATION BIC: CMCIFR2A IBAN: FR76 1027 8022 3300 0202 8350 157 ID: IbankVBixRIm En 2015, vous pourrez aussi nous aider avec un don en €f ! Nous apprécions aussi les commentaires et autres suggestions.

Ajoutez vos questions en commentaire ou sur Twitter @euro_franc

L’économie numérique n’est pas circulaire

Après l’économie soutenable, voila que revient sur le devant de la scène l’économie circulaire. Nous savons tous que l’activité humaine tend à épuiser les ressources naturelles et à modifier le climat dangereusement. L’idée de recyclage n’est pas nouvelle et fait parti des outils écologiques nécessaires, mais est ce suffisant pour le XXIe siècle ?

By United States Government [Public domain]

Avec le développement d’Internet, on voit apparaitre de plus en plus de biens immatériels. De plus en plus de personnes revendiquent de toucher un revenu de la création de tels biens. C’est parfaitement légitime et pourtant, que fait le système économique pour y répondre ? Il puise tout simplement sur l’économie physique, donc agit directement à l’opposé des efforts de modération et de recyclages menés par ailleurs. Pour résumer, l’économie numérique en 2014 est encore un parasite de l’économie matérielle. Si par exemple un artiste peut être payé par Apple, c’est parce que cette dernière entreprise vend des centaines de millions de téléphones, tablettes et ordinateurs avec une substantielle marge. L’industrie dite culturelle est encore basée sur ce vieux principe et tente de le maintenir aussi longtemps que possible face à l’arrivée du tout numérique. Il est normal qu’elle s’acharne à maintenir la dernière digue par le Droit d’Auteur/Copyright, ne serait ce que pour faire vivre une minorité. Certes ce système est très inégalitaire vis à vis des artistes, il favorise le star-système à l’opposé d’une méritocratie, il court à la concentration et à l’abrutissement culturel, contre la longue traine et la diversité culturelle et enfin il puise, tel un parasite, l’économie réelle. On peut même lui trouver l’excuse que d’autres domaines beaucoup moins vertueux, comme la finance, se servent bien plus allègrement sur le dos de la bête ! Pour les artistes qui ne sont pas soutenus par l’industrie culturelle, leur rémunération est réduite au minimas sociaux et diverse formes d’aumône. Il n’y a eu aucune évolution depuis le Moyen-Age sur ce point. Pour la société, l’artiste reste un amuseur public, fainéant et inutile. On est très loin du discours de Léon Blum à l’inauguration du Palais de Tokio en 1937, disant que les artistes étaient les citoyens les plus en avance de leur temps. On a montré depuis que le système économique classique ne les récompense absolument pas comme tel.

Donc naturellement, l’arrivée du numérique aurait tendance à épuiser encore plus notre Dame Nature, et donc aller à contre courant de l’écologie. Or, s’ajoute à cette situation une arrivée dans la sphère politique de courants « commonistes » (et Pirates) qui partent du principe que tout ce qui compose Internet devrait rester accessible tout le temps, à tous, gratuitement, argüant un nécessaire partage des biens immatériels en dehors de toute marchandisation (la mère de tous les vices!). Je ne vais par revenir sur les solutions farfelues pour rémunérer les créateurs (Dons, Contribution créative, Publicité, Revenu de Base), mais seulement observer que la simple « légalisation du partage non marchand » rendrait légitime une forme de vol d’un bien culturel, dans le sens de privation de revenu tiré d’une vente directe. La conséquence quasi certaine serait d’une part une déconfiture de l’industrie culturelle, (ses opposants auraient gagné une bataille), mais malheureusement aussi un appauvrissement dramatique de la qualité culturelle, de sa diversité. On sait très bien qu’une société qui tue ses artistes les voit remplacés par des religions ou des guerres. Donc la gratuité du Net est une bombe nucléaire à retardement…plus rien ne repoussera après !

Entre les héritiers du passé (industrie culturelle) et les religieux pirates (commonistes), le tableau est bien sombre, à moins qu’il y ait une petite porte de sortie !

Le plus fou dans l’affaire, est que cette troisième voie n’est pas gourmande, elle ne prend absolument rien en ressources naturelle, elle est très démocratique et équitable, elle tend à élever le niveau d’éducation des peuples, elle favorise la paix, réduit les inégalités…(normal que je sois si enthousiasmé à la défendre non ?)

Je vois de suite votre sourire; ce mec se prend pour le sauveur du monde ! Il doit y avoir une arnaque, il veut se faire mousser ou empocher le gros lot ! Si cela marchait, Il y a bien longtemps que des gens bien plus intelligents que lui y auraient pensés !

Cela fait plus d’un an que j’essaie de trouver des failles, que je demande de critiquer le système et devant pas mal d’indifférence, en particulier d’économistes dont c’est le métier,  j’ai très envie de laisser courir cette idée providentielle pour provoquer des scientifiques à l’infirmer (ou à la confirmer). Par exemple, j’ai reçu un matin un e-mail d’un certain Daniel Nader (dnader90@gmail.com), avec en copie Benjamin Izaguire avec pour titre « On the Merchant Sharing Paper« . Trop heureux d’avoir des avis, même si cela devait écrouler toute la théorie, je découvrais malheureusement que le message n’était pas argumenté. En voici quelques passages croustillants:

The definitions and topics are mostly self-intuitive or widely known, but your lack of general knowledge…this paper which is zero…ARE YOU KIDDING? You need to do more for deserve that my friend…On the other side your paper was really poor on cited works. I mean having 7 references from which 1 is a best seller book, 2 are papers you published before and 1 is a WIKIPEDIA article. This is a freakin joke…Hope you stop publishing papers without scientific value that demerit the economic science…

J’ai relancé plusieurs fois ce cher ami Daniel pour avoir des détails sur ce qui serait faux ou-bien déjà connu, lui demandant modestement des références de papiers ou de livres, sans trop abuser de son temps…Rien ! il ne m’a jamais répondu. Je ne fais pas parti de la caste des économistes et visiblement, certains n’aiment pas qu’on marche sur leurs platebandes. J’ai lu que pour la démonstration du dernier théorème de Fermat, comme une récompense financière était promise, de nombreux amateurs se sont attaqués au problème et tous les candidats, même ceux avec peu de bagages mathématiques, ont reçu une réponse logique et bien argumentée qui taisait à jamais leur tentative de démonstration. J’estime que les chercheurs ont pleinement joués leur rôle, et c’est tout à leur honneur, en respectant des méta principes de la science, même si cela les conduisaient à discuter quelques minutes avec le peuple peu instruit. L’obligation pour nombre de chercheurs de faire de l’enseignement n’est-il pas un bon moyen de forcer à l’explication, la clarification, la vulgarisation, et la dénonciation des théories fausses ?

Donc je me permets de provoquer les économistes endormis, trop occupés à recevoir un prix de la banque de suède, ou méprisant des autres jeunes disciplines telle que l’informatique, en affirmant que le Partage Marchand pose les bases d’une nouvelle économie numérique, qui passerait d’une phase préhistorique à une phase historique, permettant un échange équitable et marchand sur le Net, sans intermédiaire, sans spéculation possible. La croissance potentielle de cette économie non énergivore autorise à penser au renversement de la situation à savoir que c’est l’économie matérielle (Industrie) qui deviendrait un parasite de l’économie numérique en Partage Marchand. Le piratage (même de proximité) se résorberait naturellement. Le kilo de tomate bio serait très bon marché non pas seulement par l’effet de l’automatisation, mais plutôt par une aide conséquente de l’artisanat culturel numérique. Nous vivrions dans une société où les artistes seraient ceux qui créent le plus de valeur et non des assistés. Enfin, grâce au Net, ils passeraient devant les banquiers en revenu mais aussi en considération. Miracle, nous aurions en même temps trouvé la croissance pour soutenir une vrai politique écologique, soutenable et circulaire. Cela ne veut pas dire qu’il faudrait gaspiller à tout va, mais pour prendre un exemple concret, si on peu choisir entre un gros 4×4 polluant et une petite voiture électrique pour quelque 30.000€ chacun, il est clair que sans revenu, on ne pourra s’offrir ni l’un ni l’autre, et les beaux discours sur l’économie circulaire resteront des utopies.

En attendant la diffusion du Partage Marchand, je ne saurais conseiller les artistes de promouvoir l’attentisme, et de freiner la montée du numérique préhistorique pendant quelques mois ou années.

Comme vous l’avez peut être remarqué, l’implémentation de la monnaie est un peu en attente en ce moment, car je donne la priorité à la diffusion d’un moyen de paiement numérique, par une monnaie classique (scalaire, mais libre) pour l’achat de biens matériels, l’Eurofranc, avec un objectif précis de création de 150€f/mois et par personne dès 2015. Je voudrais rassurer ceux qui m’attendent au tournant sur . Si le système d’authentification et de paiement est en place en 2015, il sera très facile d’ajouter un compte en , et de procéder aux micro-remboursement qu’implique le PartageMarchand. Mais pour ne pas trop effrayer les citoyens, qui risquent de confondre les deux monnaies, nous n’introduirons que l’€f début 2015. Que cela n’empêche personne, amateur ou économiste chevronné de critiquer le papier, la théorie et de m’envoyer des torpilles comme l’a fait Daniel. Peut être à t-il raison et je ne suis qu’un charlatan scientifique !

De la progressivité du revenu de base

Suite à la proposition du parti Nouvelle Donne de donner 150 Eurofrancs par mois à chaque citoyen majeur habitant en France, soit environ 50 Millions de personnes, deux critiques principales sont apparues, en particulier relayées par des contributions sur Revenudebase :

  • que cette proposition soit limitée à la France, alors qu’une mesure soutenue par l’Europe aurait plus de sens et plus d’effet, bien que cette proposition de Nouvelle Donne ne revêt aucun caractère nationaliste ni souverainiste.
  • que le montant soit bien trop faible pour constituer un véritable revenu d’existence, qui permettrait de vivre sans obligatoirement chercher un revenu d’un travail.
Eurofranc aujourd'hui 1er juin 2014, sur mon téléphone

L’application Eurofranc aujourd’hui 1er juin 2014, sur mon téléphone

Je répondrais à ces deux critiques par un argument méthodologique: pour atteindre le même objectif d’un Revenu de Base conséquent et concernant un maximum de citoyens, il convient de bien définir les moyens, le calendrier de mise en œuvre pratique et de résoudre tous les détails qui viendraient faire obstacle au projet. Trop vouloir est le meilleur moyen de ne rien avoir du tout.

Nous prônons donc une progressivité dans le temps et dans l’espace;

Le planning du projet Eurofranc 2015 prévoit de créer environ 50 Milliard d’€f en 2015, (uniquement par création monétaire !) en commençant en Janvier 2015 avec une valeur toute symbolique d’1€f, pour finir cette même année en décembre vers 150€f ou 200€f. Cette progressivité dans le temps est justifiée pour deux raisons:

  • La sécurité du système numérique mis en place doit être éprouvée en vrai grandeur et il n’y a pas d’expérience similaire de test dans le monde (La base monétaire Bitcoin n’est pas équitablement répartie). Aussi, on doit limiter au maximum l’effet de toute faille éventuelle, le temps de diffuser une mise à jour et donc prendre le moins de risque possible avec des montants initiaux très modestes.
  • Tous les citoyens ne vont pas s’inscrire pour être prêt dès le 1er Janvier 2015, même s’il y a de l’argent à gagner. Il faut le temps de se procurer un téléphone. Aussi pour limiter les effets d’arriérés sur les retardataires et rendre le système équitable, le montant alloué doit être progressif au moins en 2015.

L’argument le plus important en faveur de la progressivité est certainement de pouvoir contrôler la boucle de rétroaction sur l’économie. Injecter par exemple 1500€ par habitant et par mois serait une pure folie économique, ne serait ce que par l’effet transitoire brutal qu’une telle mesure imposerait en France et dans les pays voisins. Certain intellectuels demandent et espèrent ce type de révolution, mais il est clair qu’un tel choc braquerait les responsables politiques les plus ouverts, les institutions de la république et la majorité des citoyens, même partisans du revenu de base. La monnaie n’est qu’une question de confiance entre individus. Cette confiance ne pourra jamais s’instaurer si du jour au lendemain, 1500€ d’une nouvelle monnaie sans aucune base historique sont crédités à chacun.

Enfin, la définition du Revenu de Base impose une inconditionnalité, mais certaines propositions, dont celles qui demandent un revenu élevé, trahissent purement et simplement cette inconditionnalité en concédant que des allocations chômage, des aides sociales ou des prestations familiales pourraient être diminuées, voire annulées en contrepartie de ce revenu de base ! Nous nous opposons fortement à ce qu’un RdB enlève un seul centime d’euro du montant des aides actuelles. Pire, supprimer par exemple un RSA pour le remplacer par un RdB, qui serait aussi distribué aux riches sans baisse de salaire, conduirait mécaniquement à augmenter les inégalités.

De même, l’impôt négatif, qui est un mécanisme de redistribution, comme l’impôt positif, permet de limiter les inégalités de revenu dans la population. Il ne doit absolument pas être confondu ni être utilisé comme Revenu de Base, car il est conditionnel.

Enfin, Il serait tentant pour certains employeurs d’exiger une activité/travail gratuit sous prétexte de l’existence d’un Revenu de Base conséquent. Fournir un RdB d’un montant faible au départ ne porte à aucune confusion. Ce n’est qu’une aide en pouvoir d’achat de produits de première nécessité (souvent la nourriture), donc favorisant les circuits courts. Je suis même favorable que l’on dise que l’Eurofranc n’est pas un Revenu de Base, mais que cela puisse le devenir si dans quelques années, le montant est progressivement augmenté. Le défit actuel est d’instaurer un moyen de paiement associé à une monnaie complémentaire dont la création est démocratiquement équitable. Nos représentants politique pourront ajuster le montant, en tenant compte du vote des citoyens (Techniquement, le compte principal unique permet d’envoyer des petits messages qu’une signature de cercle permet d’anonymiser, et donc de rendre possible dans quelques années un vote sécurisé par Internet)

Je n’ai trouvé aucune justification économique à un quelconque effet bénéfique à imposer brutalement un revenu de base important. Rien que 1000€ par mois sur toute l’Europe demanderait 25 000 Milliard d’€ par an ! L’Euro et tout le système financier pourrait difficilement encaisser un tel afflux de monnaie. Le risque d’une inflation forte est quasi nul à 150€f/mois, mais peut devenir important pour des montants bien supérieurs.

Or il y bien une chose certaine: tout choc monétaire, même s’il vise à un principe hautement démocratique, impactera négativement en premier les plus fragiles d’entre nous, au moins pendant la période d’encaissement des changements par l’économie réelle. Donc les intellectuels partisans d’un RdB de montant élevé, plus encore généralisé à toute l’Europe, voir au Monde, sont irresponsables car ils donnent de faux espoirs aux plus démunis et bloquent tout progrès social réaliste. Est ce pour entretenir une contestation populiste et pouvoir dire si l’Euro s’effondre: « vous voyez, on vous l’avez dit!« ? Cependant, ils jouent avec la vie des gens, des plus pauvres en particulier. Or la politique n’est pas un terrain de jeux pour nantis, elle conditionne directement la vie et une partie du bonheur des concitoyens. Militer pour un RdB auprès des députés européens quand maximum 20 d’entre eux sont prêt à envisager de discuter d’un tel principe, c’est prendre le problème par le mauvais bout. Notre association Eurofranc veut modestement utiliser les moyens numériques (Téléphone, Internet), sans passer par la voie démocratique des urnes, mais pour fournir un système et un compte numérique à 50 Millions de personnes. On aura tout loisir de discuter du montant exact et de sa progressivité. Ce système ne coute ridiculement rien et reste très réactif. Il sera possible d’un mois à l’autre de changer le montant du revenu pour observer un effet immédiat sur le portefeuille des ménages et donc sur l’économie. Au XXIe siècle, c‘est même redonner du sens à l’action politique. En revanche, défendre un hypothétique RdB dans x années conditionné à un bouleversement profond de la société, du travail, du salaire, n’est pas un message de paix mais plutôt une incitation à la révolte. Concernant l’argent, cela peut vite se dégrader en guerre civile ! Nous pensons qu’il y a des moyens plus efficaces et moins radicaux pour y arriver, en particulier en assurant la progressivité dans le temps du revenu de base dès 2015. Les autres pays de l’UE sont bien évidemment incités à faire de même dans leur propre pays, avec un montant qui peut différer. Viendra un jour le moment d’harmoniser les montants versés en Europe et espérons le dans le monde. La progressivité dans l’espace est aussi importante.

logoVous l’avez compris, nous vous invitons à rejoindre notre association pour aider à la création de l’Eurofranc, pour que chacun reçoive un premier revenu dès le 1er Janvier 2015.

LF