La solution à la crise !

Le titre de ce post est volontairement provocateur. Je n’ai pas la prétention d’avoir découvert la vérité économique/politique, la solution miracle qui éliminerait radicalement la pauvreté dans le monde, la pénibilité au travail, la solution au financement de la transition énergétique et à l’éducation massive des peuples pour les détourner de l’envie de se faire la guerre.

L'économie avant le Net

L’économie avant le Net

Cependant, je veux bien prendre le risque de passer pour un fou, pour un illuminé si cela me permet de recevoir des remarques réfléchies, des critiques sérieuses et argumentées sur le fond, venant d’experts de l’économie, de la finance, du droit et même de l’informatique (mon domaine de formation).

Ma proposition peux se résumer de la façon suivante :

La véritable Économie Numérique n’existe pas encore en 2014.

Or cette nouvelle économie à un potentiel énorme de croissance, d’emplois et de recettes fiscales, à tel point que l’économie « classique » pourra y puiser des ressources pour financer une écologie nécessaire.

L’économie numérique, selon ma définition, traite exclusivement des biens à coût marginal nul, donc hébergé par le Net. Je ne suis pas le premier ni le dernier à venter l’Internet pour sauver le monde, mais j’appuie cette assertion sur le raisonnement suivant:

La notion économique de prix d’un bien ou d’un service, telle que nous la connaissons depuis d’Antiquité, n’est pas adaptée aux biens numériques. Maurice Allais par exemple, ne s’est pas penché sur la formalisation des échanges de biens immatériel dans son œuvre « Traité d’économie pure » car il est évident que le potentiel de l’Internet ne s’était pas exprimé en 1943, ni même en 1988, quant il reçu le prix de la banque de Suède en l’honneur de Nodel. L’économie de 1988 n’est pas très différente de celle de 88 avant J.C. et même la révolution industrielle n’a pas changé la définition des prix pour les biens matériels et les services. En revanche, le Net change foncièrement l’économie (des biens rares) dans ses fondements.

Je prétends que 99% des échanges numériques possibles ne sont jamais réalisés car l’une des deux parties est lésée dans la transaction. En conséquence, il y a une forte propension au piratage, y compris au piratage de proximité (échange de disque-dur non quantifié par la Hadopi) et une intermédiation abusive des GAFAM (aucun Français !), qui maintient la majorité des créateurs numériques en grande précarité, alors même que ces derniers définiront le modèle prépondérant d’activité du XXIe siècle.

La Théorie du Partage Marchand explique qu’un échange démocratique de bien immatériels doit vérifier certaines lois (non respectées actuellement !). La relation un-un instantanée d’échange d’un bien matériel ou d’un service doit être remplacée pour un bien immatériel par une relation un-plusieurs, dans le temps, incluant un mécanisme automatique de remboursement partiel, de telle façon que tous les acheteurs aient payé à tout moment le même prix, décroissant vers zéro, et en même temps, que le créateur reçoive un revenu cumulé croissant et borné par une limite initialement proposée à la diffusion du bien sur le Net.

L’échange dans le monde physique se mue en partage dans le monde numérique, sans subir les contraintes du capitalisme, à savoir :

  • La spéculation n’a pas de prise sur le Partage Marchand
  • Le besoin de personne morale (entreprise) n’est pas justifié pour l’économie numérique
  • Les investissements sont automatiquement supportés par l’acte d’achat dans le temps.
  • Internet se substitue aux banques de détail pour assurer la fonction de monnaie.

Et le plus profond changement est surement la perte de la prédominance de la course aux richesses matérielles, pour une course à la satisfaction culturelle, via son identité numérique et les biens associés, créés ou achetés. Cela s’accompagne d’une valorisation des activités de création rémunératrice, par la qualité des biens évalués directement par les internautes acheteurs, sans intervention d’une quelconque autorité.

Il n’est pas déraisonnable de penser que l’économie numérique telle que je la définis permettrait la création d’un nouveau secteur « quaternaire », après celui « tertiaire » des services et que le XXIe siècle voit la prédominance à terme de ce secteur dans l’activité économique globale.

La Partage Marchand ne peut d’installer qu’avec une crypto-monnaie mondiale, dédiée aux particularités du numérique. Le moyen de paiement est nécessairement gratuit, open-source, en P2P, sans effet Ponzi (contrairement à Bitcoin).

J’invite le lecteur à trouver tous les détails et autres justifications de ma proposition sur ce blog, avec ce papier…et je l’invite à me poser directement des questions et me faire part des critiques.

Je ne pense pas être aveuglé par le Partage Marchand, comme l’est Galuel avec la TRM, mais si vous pensez que je me trompe ou que je formule une théorie non applicable, alors merci d’avance de ne pas me laisser seul, dans une indifférence polie. Cette découverte du partage marchand a bouleversé depuis plus d’un an le champs d’investigation de mes recherches, et j’aurais adoré avec 20 ans de moins, faire une thèse sur ce sujet. Sachez que je n’ai aucune position académique à défendre, mais il est très difficile de pénétrer le domaine de la recherche en économie tant ce milieu est fermé. Critiquez autant que vous pouvez, partagez et diffusez des articles sur le Partage Marchand. Je vous en serai très reconnaissant.

Je sais que j’ai procédé à l’inverse de l’approche classique consistant à faire une étude d’antériorité, construire une bibliographie pour ensuite apporter ma petite pierre. Je suis parti de quelques connaissances basiques en économie mais surtout de ma bonne connaissance de l’Internet. Aussi, je vous remercie d’avance de me fournir des pistes que d’autres chercheurs auraient explorés, quelque soit leur domaine, pistes que je n’aurais pas trouvé, ni analysé en détail, ni compris. Enfin, je suis à la disposition de tout journal, toute revue d’économie ou tout comité de lecture que l’on me conseillerait pour soumettre un papier sur le Partage Marchand.

Laurent Fournier

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