Une Tesla pour tous à Noël !

Nous ne sommes pas en 2014 !…à cette époque une Telsa S coutait quelques 100.000€. Personnellement, je me contentais d’une Citroën C-zéro qui faisait mon bonheur quotidien. Vu le niveau d’équipement en bornes de recharge en France d’alors, une Telsa model-S était aussi rare sur la route que belle en photo.

Par jurvetson (Steve Jurvetson) CC BY 2.0

En ce Noël 2028, un grand nombre de foyers se sont offert une Tesla, même d’occasion, mais avec un nouveau pack de batterie car la Chine en produit pour moins de 5000€. Les anciens packs sont recyclés par les usines de fabrication de batteries ou utilisés en tampon pour l’habitat individuel, pour absorber les variations de production des énergies renouvelables. Fort heureusement, nous sommes sortis de la crise des années 2010-2020. Cela a pris du temps aux gouvernements pour reconnaitre les bienfaits de l’économie numérique respectant le Partage Marchand. Dire qu’à cette époque, certains prônaient la décroissance sans aucune substitution économique. Or nous savons maintenant que la transition écologique qui a enfin été mise en place dès 2020, n’a été possible que par la croissance, mais une croissance absolument non energivore. On sentait bien avec la montée en puissance de l’Internet dès 2010 que l’économie de la connaissance était notre seule planche de salut, mais il fallait bien distinguer les connaissances scientifiques restant des biens communs gratuits des biens immatériels culturels, partagés pour un coût non nul en ⊔, avec remboursement automatique et une crypto-monnaie mondiale dédiée. Le piratage enfin dissuadé, le Droit d’Auteur enfin abandonné, de nombreux et talentueux artistes ont pu vendre leurs oeuvres immatérielles et vivre de leur art, créant plus de richesses que les biens matériels et les services réunis. Ces derniers biens matériels sont largements produits par des robots. Il est maintenant possible, et cela devenait urgent vu les dégâts déjà provoqués sur mère Nature,  de financer des équipements écologiques lourd. Par exemple, la gratuité des recharges électriques pour le transport n’eu pas été envisageable sans ce changement économique fondamental.

Pour mes transports, je n’ai pas opté pour ce Noël pour le tout nouveau châssis modèle 8 de Tesla, car j’aime bien mas vielle Telsa S rouge de 2017…avec un nouveau pack de batterie il est vrai ! J’ai toujours une C-zero blanche de 2012 pour les petits trajets, mais elle ne dispose pas de la conduite automatique et donc l’assurance devient chère si l’on s’éloigne avec de Toulouse.

Avec quelques jours de retard, je vous souhaite un joyeux Noël et une bonne année 2029 !

Publicités

Du troc au partage marchand

Dans l’histoire économique, il est communément admis que le passage du troc pur à l’utilisation d’un objet particulier pour assurer la fonction de monnaie, est une rupture, sinon la rupture déterminante pour le développement des échanges de biens matériels et la naissance de la finance.

Par Tomascastelazo (Travail personnel) [CC-BY-SA-3.0

Pour tout membre d’une société donnée, il s’agissait d’accepter l’usage d’un bien intermédiaire, pouvant servir de réserve de richesse, pour différer un achat. Cet usage libérait de l’obligation de faire un double échange matériel avec la même personne. On connait le classique dilemme de A qui possède X et veut Y, B possède Y et veut Z et C qui possède Z et veut X. Sans monnaie, avec seulement du troc, le nombre et la fréquence des échanges reste très très inférieur à son potentiel et donc toute l’activité économique est pendue à cette simple acceptation de monnaie par tout un chacun.

Quelques 2000 à 5000 ans plus tard, nous sommes face à un nouveau dilemme économique. Il ne s’agit plus de s’échanger des biens matériels ou des services, mais des biens immatériels. Puisque ces biens sont le résultat d’un travail, de temps et d’efforts, il parait légitime que leurs créateurs touchent un revenu correspondant. Selon Marc Halévy, l’économie liée aux biens immatériels représenterait une part très importante et inexorablement croissante de l’économie du notre société du XXIe siècle.

A l’image d’une société qui ne pratique que le troc et donc n’exploite presque rien de son potentiel économique, nous sommes encore en 2014 dans une société qui fait du troc numérique et nous n’exploitons quasiment rien du potentiel d’économie numérique que permet Internet.

De même que l’éleveur/cultivateur a du il y a 5000 ans intégrer dans son esprit le concept de monnaie pour dépasser le simple troc avec ses proches, le citoyen du XXIe siècle devra intégrer que l’achat d’un bien immatériel avec son téléphone, quel que soit ce bien, déclenche un mécanisme (automatique bien entendu, transparent et gratuit !) de remboursement d’une partie de ce bien, simplement parce que d’autres acheteurs sur Terre se sont montrés intéressés par le même bien sur le Net à différents moments. Ce remboursement est progressif de façon à ce que le créateur touche toujours plus d’argent à mesure qu’il vend son bien à plus de gens, mais surtout, il permet d’être égalitaire entre acheteurs, c’est à dire qu’à tout instant,

…tout les acheteurs ont payé (remboursement inclus) le même prix pour le même bien.

Concrètement, on passe d’un système de relevés de comptes statiques (imprimables) à des relevés de comptes dynamiques…votre solde se met à croître sans rien faire ! D’une certaine manière, on peut dire que toute la comptabilité classique est ébranlée car les procédures varient pour calculer les avoirs et les dus.

On ne peut plus parler d’échange comme pour les biens matériels mais de partage de biens immatériels. Le troc numérique correspond à un double système de transactions:

  • d’un coté la gratuité totale des biens piratés,
  • de l’autre le coût élevé et non partagé des biens sur les sites dit légaux, conforme au droit d’auteur.

Or l’existence de ce double système, des inégalités et des frustrations qu’il induit entre générations et entre personnes, de la guerre permanente qu’il alimente, ce double système est tout l’opposé d’une construction démocratique. Quand il y a violation démocratique, alors les échanges économiques ne se font pas ou sont réduis au minimum. C’est d’autant plus grave que pour le numérique, principalement constitué de biens culturels, besoins non primaires par définition, il est constaté que les plus démunis ne consomme rien alors que les fortunés pratiquent sans aucune limite, augmentant les inégalités sociales et sapant les efforts de mobilité sociale par l’éducation.

Donc l’abandon du troc numérique au profit du partage marchand est une impérieuse nécessité tant économique, pour libérer les transactions de biens immatériels (nouvelle croissance, nouveaux emplois, nouvelles recettes fiscales), que démocratique pour donner du pouvoir d’achat de biens culturels aux plus démunis et augmenter le niveau moyen d’éducation.

Ne doutons pas que la transition soit rapide et facile, mais nous avons tous intérêt à ce qu’elle opère vite et de façon universelle.

Quand on a compris le saut conceptuel du numérique qui nous attend avec le PM, ce petit remboursement qui change tout, alors on ne peut qu’être surpris qu’il ne suscite aucun intérêt, aucune critique, même lors d’une consultation nationale sur le sujet! Certains matins, je me demande si le Net est bien le même pour tout le monde !

Enfin, ce saut conceptuel est peut être la clé de l’écologie dans le sens que l’économie classique peut « se payer » la préservation des ressources naturelles épuisables en se finançant par l’économie numérique, non énergivore et dont la limite n’est que la capacité de l’esprit humain à assimiler des biens culturels. Je suis persuadé qu’il n’y pas saturation en la matière !

Je ferai un second billet sur l’implication d’une monnaie mondiale dédie aux biens immatériels qui respectent le Partage Marchand.

Partage Marchand : un BitTorrent payant !

Il n’est pas toujours simple de comprendre tous les détails du Partage Marchand, de s’imaginer les implications que ce nouveau modèle peut avoir sur la société. J’ai constaté une confusion entre le Partage Marchand, qui implique obligatoirement un processus de remboursement, avec l’engouement actuel de la location par Internet de biens matériels privés, dans ce qui est nommé; économie du partage.

Il me semble que le concept le plus proche est le protocole BitTorrent. Pour rappel, BitTorrent permet une architecture distribuée en P2P (Pair à Pair), pour partager n’importe quel fichier, souvent de grosse taille, des films en HD par exemple. Ce protocole est non seulement très efficace, mais il respecte les plus purs principes de l’Internet, de la pile TCP-UDP/IP et autres outils OpenSource qui forment les fondements du réseau des réseaux. Ce protocole est l’ennemi numéro un des ayants droits car les internautes bénéficient gratuitement d’œuvres numérique et le plus anachronique est que ces mêmes internautes ne sont pas inondés de publicités car le film démarre instantanément, qu’il ni a pas de message culpabilisant sur « le piratage c’est du vol » , et que leur gestion en bibliothèque virtuelle est beaucoup plus aisée et moderne qu’entasser des supports DVD d’un autre age. Plus insidieusement, les GAFAM font aussi la guerre à ce protocole, par exemple en filtrant le mot « Torrent » dans le moteur de recherche de Google, parce qu’il y a totale dé-intermédiation, que ces mastodontes du Net sont totalement inutiles. La prise de conscience par les internautes moyens que le partage de fichier sur le Net peut se faire directement, sans passer par aucun intermédiaire, est la plus grande menace pour les GAFAM. Pourtant, n’ayons aucun doute, l’avenir se trouve bien dans ce type de réseau P2P, l’inconnue est temps pour que la transition s’opère.

Mais BitTorrent à un très gros inconvénient; Les créateurs de l’oeuvre numérique ne sont pas rémunérés par ce processus. Certains pensent que c’est un juste contre-pouvoir face au géants de l’industrie culturelle qui tirent des milliards sous couvert de « droit d’auteur ». Il demeure vrai que ce piratage ne résout pas le problème de la rémunération juste et légitime des artistes, qui passent du temps, des efforts et un certain génie à produire ces biens immatériels. Aucune compensation (concerts, spectacle vivant) ne peut justifier qu’à l’ère du numérique, on ne rétribue pas ces personnes qui sont à l’avant garde de l’activité humaine.

Pour simplifier, le Partage Marchand vient résoudre le problème de BitTorrent. Tout auteur/artiste/créateur peut publier facilement et sans aucun frais, sur le Net, une oeuvre numérique, fixer un prix initial et réclamer un revenu escompté qu’il ne pourra pas dépasser. Ce contrat avec les internautes est des plus loyales car plus le bien sera acheté et plus son prix va décroître jusqu’à devenu nul. Aucun intermédiaire ou Ayant Droit de touche quelque chose dans ce processus, c’est un échange automatique direct entre le consommateur et le ou les créateurs.

Au lieu de rester dans l’ombre comme actuellement BitTorrent, car associé intimement au Piratage, le protocole du Partage Marchand et son format de fichier associé IGF donnent enfin aux artistes les outils pour sauter à pied joint dans le Numérique. Pas besoin de réclamer des subventions aux administrations et autres ministère de la culture, c’est un pur acte artisanal libéral, mais sans traîner tous les effets indésirables du capitalisme (spéculation, concentration, concurrence faussée,…), ni réclamer une hypothétique et improbable contribution créative.

Dans les mois qui vont suivre, nous mettrons à dispositions tous les outils pour mettre en place le Partage Marchand. Vous pouvez d’ores et déjà nous contacter pour tester sur iPhone l’application gratuitement avec TestFlight. (envoyer votre adresse mail correspondant à votre AppleID). Nous comptons publier cette appli sur AppStore en Janvier 2015, à 1€99 afin de rembourser partiellement les investissements/développements réalisés. Il est bien évident qu’une fois l’appli achetée, tous les services sont gratuits et nous ne voulons absolument pas nous positionner comme intermédiaire, car ce serait incohérent avec les principes P2P du protocole.

Il reste une incertitude face à la situation suivante. Imaginons une oeuvre numérique populaire, mais non proposée en Partage Marchand par leurs auteurs. Que penser de l’attitude d’un internaute qui se saisirait de l’oeuvre, comme il le fait actuellement en créant un fichier BitTorrent, et pourrait même toucher un revenu ? D’un coté, il parait légitime de mettre à disposition l’oeuvre sur le Net et ce « vol » manifeste est un moyen de pression pour inciter les vrais auteurs à publier en Numérique. D’un autre coté, il faut reconnaître un droit à chaque créateur de ne pas se faire piller ses œuvres, pour en tirer un revenu indu. Je pense qu’une solution raisonnable serait de légitimer le droit à publication de l’oeuvre d’autrui seulement si l’auteur n’a pas publié (un Time Stamping peut attester ce droit) et que si l’auteur réagit tardivement par rapport à l’internaute voleur, ce dernier devra lui reverser 90% du revenu touché mais ne sera pas sujet à un acte délictueux. Ainsi, il y aurait une très forte motivation pour les auteurs à publier en numérique et pour les internautes à numériser et à publier les œuvres anciennes ou en retard. Cette valeur de 90% est peut être arbitraire et mériterait plus ample réflexion, mais le Droit d’Auteur comporte des valeurs toutes aussi arbitraires; par exemple de durée de 70 ans après la mort de l’auteur. L’utilisateur n’aurait qu’à demander une oeuvre sur un moteur de recherche, qui répondrait en donnant la priorité à la publication de l’auteur réel si cette publication existe. Pour que l’effet « Partage » opère au maximum, il ne faut pas qu’il y ait multiplication des publications d’une même oeuvre. Une concurrence forcerait les internautes à proposer des prix et revenus les plus faibles possibles, surement au détriment des auteurs, c’est pourquoi une publication officielle de son auteur doit rendre les publications pirates illégales; un simple attribut du fichier IGF permet de bloquer les nouveaux achats tout en laissant les anciens achats disponibles sur le Net. Plus exactement, il y a redirection vers le site officiel de l’auteur. Comme toutes les transactions vont visibles sur les DHT du Net, il est très facile de réaliser un robot qui scrute le Net pour vérifier le bon respect des règles (celle du 90% en particulier), mais aussi des taxes sur le revenu, au moment des conversions en $ ou €.