Une « monnaie libre » n’est pas libre !

Wikipedia comporte depuis cet été un article sur monnaie libre et sur la théorie relative de la monnaie. Ce type de monnaie prétend se baser sur des concepts similaires aux libertés exigées dans le logiciel libre. Est ce vraiment légitime ?

By Antonu (Own work) [Public domain], via Wikimedia Commons

Un logiciel libre est un programme informatique dont le code source (dans le cas où l’exécutable est issu d’un processus de compilation et non d’interprétation !) est disponible pour les utilisateurs. La licence associée à cette création immatérielle protège légalement tout utilisateur pour exécuter ce logiciel, l’étudier, le redistribuer ou l’améliorer. Le grand bénéfice de ce type de logiciel est sa diffusion possible de façon virale sur tout Internet, et donc une qualité et une résistance aux bug ou faille jamais atteinte avec un logiciel fermé. L’inconvénient est que le modèle économique de développement de ce type de logiciel n’est pas autonome. Une partie des investissements sur ces logiciels libres provient de la vente de logiciels fermés. Par exemple, de grands programmeurs/contributeurs de logiciels libres sont salariés de société commerciales. L’informatique s’oriente donc vers un écosystème composés de logiciels libres et fermés qui se complètent parfaitement.

Si l’on dépasse un éventuel désir de Stéphane Laborde, l’inventeur de la TRM de transposer le travail de Richard Stallman au monde monétaire, on peut se demander ce qui motive ce parallèle.

Tous deux sont des mouvements non gouvernementaux, non officiels, issus de simple individus ayant de grande compétences techniques, mais sans aucun pouvoir politique ni financier, et qui diffusent largement par le Net, qui attaquent, qui contestent la légitimité de certaines institutions dotées elles de gigantesques pouvoirs historiques, politiques et financiers. Ces combats sont auto-justifiés au nom de principes démocratiques, en particulier la défense de la liberté que les institutions restreindraient ou bafoueraient des droits fondamentaux des citoyens du XXI siècle.

Le parallèle devrait s’arrêter là car une monnaie n’est pas un logiciel, même si elle en utilise de plus en plus pour son utilisation moderne.

De quelle liberté parle t-on ?

Si l’on évoque la liberté d’échanger, d’acheter ce que l’on veut, où l’on veut, sans discriminer l’acheteur (prix à la tête du client), sans obliger le vendeur à vendre, alors on ne fait que se référer à la loi de l’offre et de la demande sur un marché ouvert. Certes, en cachant des informations, on peut spéculer ou monopoliser un marché, mais cette liberté n’est en rien contrôlée par la ou par les monnaies utilisées. Cette liberté peut être aussi bien bafouée que respectée quelque soit la devise, Euro, Bitcoin ou Sol-violette. L’échange n’est effectif que si les deux partis en sortent gagnants et si le refus de l’un implique qu’il ni ait alors plus d’échange possible.

De même, dans une société démocratique, chacun est libre de créer la valeur économique qu’il désire, en fonction de ses compétences, ses désirs, ses possibilités, ses relations, son investissement, mais là encore, la monnaie reste un outil neutre dans les effets de cette liberté.

Sur la liberté d’estimer la valeur d’un bien ou d’un service, chacun est bien entendu libre d’avoir son opinion, mais pour concrétiser un échange, il faut que les estimations des acheteurs rejoignent celles des vendeurs avec tous les effets de groupe qui émergent d’un marché. La monnaie ne joue ici que le rôle de référentiel commun, d’unité de mesure de l’argent. Il ne s’agit pas de savoir si une monnaie subie une inflation (relative), une déflation, ou si même ces concepts sont applicables. Ce qui est important est la stabilité de la représentation mentale de cette unité, afin que les échanges soient le plus justes possibles. Si une baguette de pain est affichée à 1€, cela donne une idée relative aux autres biens et relative aux salaires, de la valeur d’une baguette, en tout lieux et en tout temps. C’est parce que les prix sont relativement stables que l’on peut faire confiance, la plupart du temps dans le prix proposé en société sans faire une analyse détaillée du pouvoir d’achat de l’acheteur, et du gain estimé du vendeur. Tous les jours, nous ne nous posons pas la question s’il est normal qu’une baguette de pain vaille 5, 6 ou 10 minutes d’enseignement d’un prof par exemple. Une monnaie stable dans le temps permet éventuellement de révéler quelques positions abusives que le peuple pourra ensuite corriger en régulant le marché ou en exigeant un répartition différentes des taxes.

Les valeurs des choses sont toutes relatives les unes aux autres et la monnaie qui sert à quantifier ces valeurs est elle aussi relative au référentiel constitué de tous ces biens. Dans un univers ou tout bouge, la monnaie est justement responsable de maintenir une illusion de stabilité. Donc le caractère « relatif » de la monnaie n’est pas lié aux monnaies dites « libres » de la « TRM ». Au contraire, plus il y a stabilité, plus les effets intrinsèques à la monnaie s’effacent pour n’être qu’un instrument facilitant le troc (différé). Sans fixation d’un taux de change d’une nouvelle monnaie par rapport à une ancienne, on subit les aléas non rationnels d’un marché de jeunesse, marché qui fait le bonheur des spéculateurs.

Enfin, d’après les tenants des monnaies dites « libres », il faudrait que chaque citoyen puisse choisir librement sont système monétaire car croit-on,

la monnaie ne s’impose pas !

Que dirait-on d’une société qui autoriserait chaque membre à faire ses propres routes et à y implanter des péages pour les autres automobilistes, avec un système d’abonnement. Chacun devrait réfléchir des heures pour déterminer si tel abonnement est nécessaire ce mois ci et s’il ne vaut pas mieux changer d’itinéraire. Une minorité des heureux possesseurs de routes feraient fortune tandis que d’autres feraient faillite sur des routes parallèle toujours vides. Il y a certaines fonctions régalienne que l’État ne doit pas laisser au secteur privé pour la simple et bonne raison qu’elles génèreraient plus de problèmes qu’elles n’en résoudraient. De même, imaginons que nous ayons chacun 500 prestataires d’électricité, avec seulement les différences marketing. Ce serait un monde de liberté proche de l’enfer !

Pour certaines fonctions et la monnaie est peut être la meilleure candidate, nous ne voulons pas de concurrence, nous n voulons pas nous prendre la tête à choisir, à comparer, à mesurer. Pourquoi voudrions nous choisir un panier de systèmes monétaires différents, fusent-ils libres ou pas ? Donc cette liberté n’est absolument pas à revendiquer. Chacun a besoin d’une monnaie et une seule, mais pas plus d’une, car plus il y en a et plus c’est compliqué…. pour rien !

Par contre, comme le système monétaire d’usage officiel est naturellement et historiquement en position dominante, il faudra veiller à ce que leurs dirigeants n’abusent pas de leur position privilégiée et respectent certaines règles démocratiques. Pour faire respecter ces exigences, certains petit citoyens malins utilisent des véritables armes de combat financier, dont font partis les crypto-monnaies de type bitcoin ou les « monnaies libres » (non encore déployées en 2014). Toutes ces monnaies non officielles ont l’avantage de faire pression sur les institutions pour leur dire:

…si vous magouilliez trop avec l’€ ou avec le $, le peuple va utiliser Bitcoin ou équivalent, et vous ne pourrez plus rien contrôler du tout.

Seulement voila, ces monnaies alternatives ont de très gros défauts, elles sont inéquitables et elles génèrent d’autres injustices, parfois plus grosses que celles des imposées par les banquiers. Elles sont le terrain de jeux idéal des spéculateurs qui ne font qu’une bouchée des curieux venus voir ces nouvelles monnaies modernes plein de promesses. Que les choses soient claires, les crypto-monnaies « libres » ou à la Bitcoin sont des armes anti-finance, qui se servent des citoyens comme soldats pour les emmener à la boucherie. Pour tous les gens normaux qui ne spéculent pas et qui préfèrent passer leur temps à créer de la vrai valeur économique, ces nouvelles monnaies sont un piège à éviter absolument.

Le pire est que si des dizaines ou des centaines de telles crypto-monnaies apparaissaient, avec un blanchiment obligatoire si leur masse monétaire dépasse une taille critique, alors le comportement rationnel de tout citoyen seraient de s’y abonner au plus tôt pour faire parti des gagnants, ce qui imposerait un véritable travail de veille, et ensuite de gestion complexe et inutile et qui créerait un véritable jeu d’argent forcé. S’y désintéresser vous condamnerait à être toujours perdant et donc à payer les vrais joueurs. Donc cette liberté de multiplication des systèmes monétaires conduirait à une obligation de jeu. Il n’y aurait pas la liberté de « ne pas jouer ». On aboutit donc à une contradiction qu’une monnaie dite « libre », prive chacun d’une liberté fondamentale; celle de ne pas devoir jouer pour échanger des biens et services. D’un point de vue économique, les répercussions sont aussi graves car une partie de plus en plus grande de l’activité humaine serait consacrée à spéculer entre monnaies et non à créer de la vrai valeur.

Pour illustrer mon propos, imaginons une société/groupe composé d’une seule personne; un singleton, qui invente une monnaie, le Single (Sg). Comme c’est une crypto-monnaie, il crée (programme) 10.000 comptes initialisés avec une valeur totale d’un milliard de Sg.

Il fait générer par un ordinateur un bon milliard de transferts aléatoire entre ces comptes en veillant à ce que vu de l’extérieur, on perçoit une activité économique intense d’environ 10.000 individus qui travaillent durement tous les jours. De même, il fait générer des transferts aléatoire, disons 100.000 vers et depuis un compte réel en €, sachant que ce dernier compte n’a pas besoin d’être provisionné et aucune activité réelle n’y est observée en privé. Ces échanges avec l’extérieur sont un prétexte pour fixer un taux de change avec l’€ sur un simulacre de marché. Notre homme ferait grimper régulièrement ce taux, avec quelques petits sauts pour simuler l’activité d’un marché ouvert en pleine croissance. Comme un très beau site web au rendu professionnel en HTML5, retrace l’activité quotidienne de ce marché, très dynamique, il est fort probable qu’il y ait des curieux ou des investisseurs qui voudront y participer, en amenant de l’argent frais; des vrais € ou des vrais $ ! Quand les poissons ont mordu à l’hameçon, le créateur de monnaie vend ces Sg qui ne lui ont rien couté contre des vrais €. Anticipant sur la chute du court, il se retire avec quelques millions d’€ gagnés. Bien entendu, durant toute l’opération, il n’aura créé aucun bien manufacturé ni aucun service. Il n’a juste volé autrui.

Il y a une règle commune aux crypto-monnaies type bitcoin et aux monnaies libres; c’est qu’elles favorisent les premiers entrants, les premières parce que le minage est plus facile, les secondes parce que l’entrée tardive dans la communauté ne donne pas accès aux revenus antérieurs (arriérés). L’injustice est cependant moins importante pour les monnaies libres que pour les Ponzi-crypto-monnaie, mais elle n’est pas nulle. Plus il y a de monnaies libres, avec des communautés réduites, et plus il y a d’injustice par l’impossibilité dans le temps de s’abonner à toutes et de toutes les suivre.

Nous venons de voir qu’une monnaie « libre » prive en fait de liberté et de temps pour jouir des biens/services acheté/vendu. Or avec la montée de l’économie de l’attention au XXI siècle, le temps est une donnée précieuse. L’idéal est toujours qu’il n’y ait qu’une seule monnaie, respectant des contraintes démocratiques. C’est avec cette optique que nous proposons l’Eurofranc en France à partir de 2015. C’est une crypto-monnaie adossée à l’€ car il est fixé par construction qu’1€=1€f en valeur. Dans une première phase, et tant que la majorité des citoyens n’a pas créé un compte sur leur téléphone portable, il n’y aura pas de création monétaire. Cela veut dire qu’€f n’est qu’un moyen de paiement, gratuit, pratique, open-source, sécurisé,….en €.

Ensuite, seulement si la communauté est importante, alors il y aura création monétaire dans des proportions bien inférieures à celles demandées par les partisans du Revenu de Base (<150€f). Le montant versé chaque mois est toujours limité par le ratio: nombre de comptes principaux/ nombre d’individus pouvant prétendre à un compte. Un mécanisme d’arriéré partiel est mis en place pour combler partiellement les injustices sur les retardataires. Enfin, la BCE devra accompagner ce début de création monétaire citoyenne par une baisse correspondante de la création monétaire classique par les prêts des banques.

Le montant du dividende universel n’est pas directement fonction de l’espérance de vie moyenne comme dans la TRM car cette dernière correspond à une situation sans aucune autre monnaie d’usage et sans historique,…à appliquer sur Mars !

L’€f est au contraire un projet pragmatique ne revendiquant pas la défense de nouvelles libertés autres que celles connues, mais proposant un optimum relatif pour minimiser les injustices monétaires.

Pour en revenir à Wikipedia, je ne suis pas l’auteur anonyme qui demande la suppression de l’article TRM et Création Monétaire, mais je conteste vivement la prétendue défense de liberté de ces monnaies. Au contraire, je les accuses d’être des armes finalement tournées contre le peuple car les banquiers restent qu’on le veuille ou pas, mieux protégés que le citoyen moyen.

LF

NB. Je ne vois pas d’objection à ce qu’un lecteur référence cet article dans les articles de Wikipédia sur la TRM, pour donner un peu plus d’objectivité au sujet.

Advertisements

7 réflexions au sujet de « Une « monnaie libre » n’est pas libre ! »

  1. Salut Laurent, cet article est intéressant mais très incomplet concernant la TRM (pour ne pas dire falsifié)… Mais je laisse le lecteur vérifier lui-même de quoi il s’agit par sa propre vérification et son propre raisonnement. Je vais juste laisser deux remarques :

    (1) Je cite : « L’idéal est toujours qu’il n’y ait qu’une seule monnaie », c’est un axiome intéressant, qui ne place pas l’homme comme fondement. En cela il est parfaitement incohérent RELATIVEMENT à la TRM et ne repose sur rien d’acceptable en soi.

    (2) La TRM repose d’abord et avant tout sur le principe de relativité économique dans le cadre de son fondement qu’est l’espace-temps humain. Or ce fondement de l’analyse relativiste est totalement absent de ce post, comment donc serait-il possible de considérer cet essai comme quoi que ce soit d’intéressant relativement à la TRM en terme de critique ou de non-critique, voire même ne serait-ce qu’en terme d’information ?

    Je conseille le lecteur d’aller voir la très intéressante a href= »http://allocation-universelle.net/theorie-relative-monnaie.html »>analyse de François Jortay, ainsi que le podcast « Monnaie Libre n°52 ⊔FOUNDATION et EuroFranc avec Laurent Fournier », ainsi que, pour ce qui concerne une approche du principe de relativité, la vidéo « la TRM à l’université d’été du RdB 2014 ».

    Suite à quoi l’avis du lecteur pourra se former son libre avis de façon rigoureusement conforme à son propre référentiel, avec des informations valides et fondées véritablement sur la TRM de façon effective, et le cas échéant rejoindre le projet OpenUDC ou bien le projet uCoin, ou encore Monnaie M, ou toute autre monnaie libre dont il saura vérifier lui-même rapidement et efficacement la nature et le fondement.

    • Je ne veux pas être méchant, mais les lecteurs que tu invites n’ont pas tellement défendu ton article TRM sur Wikipedia, car j’ai constaté ce matin qu’il était supprimé !
      C’est quoi cette prétendu axiome de « l’humain au centre de l’espace temps ! » ?
      Quand on parle monnaie, bien entendu qu’on parle de la relation sociale d’échange marchand, qui impose la présence d’humains à un endroit et un certaine époque. Tu as réinventé le fil à coupé le beurre mon ami!. D’ailleurs, c’est bien des chercheurs en sciences « humaines » qui te reproche de n’avoir rien publié !
      De même, ton « principe de relativité » est galvaudé, la monnaie est justement la pour définir un référentiel, donc « résoudre la relativité des biens entre eux ».
      J’attends des arguments plus costaux de ta part. Si tu veux que ta théorie soit validée par des chercheurs, il faudra répondre à des remarques comme celles que je t’ai faite ici et par e-mail.
      Petit précision; je n’ai absolument rien contre toi, tu m’as l’air très sympathique, mais on discute ici science versus charlatanisme d’une théorie, pas des personnes.

      • L’expérience fait taire les « chercheurs » et les « théories » s’effacent devant les faits. Je n’ai pas à te convaincre ni à convaincre personne. Comprenne qui peut comprendre, la compréhension ne s’achète pas. Comprendre l’essence du principe de relativité ne s’obtient pas à la seule écoute.

  2. Est ce que tu veux dire que je ne peux pas comprendre ?
    Est ce que tu te rends compte que ta phrase est très limite « Je suis le gourou d’une nouvelle religion et il faut l’expérimenter pour me comprendre ! ». Désolé de te dire que les grands scientifiques de tous les temps n’ont jamais eu ce genre d’attitude, ils se sont tous cassés les dents à devoir expliquer à la personne de la rue leurs travaux car cela les aidait aussi à mieux appréhender leur recherche et à mieux la replacer dans la vie courante. Si peu de chercheurs n’ont encore considéré ton travail, c’est peut être parce que tu donnes ce genre de réponse « religieuse ».
    Peut-on rester un minimum logique et scientifique dans notre débat sans invoquer la capacité limitée de l’autre à comprendre ?

    • Je t’invite à réfléchir et à faire des efforts concernant la compréhension des implications du principe de relativité qui est un principe de symétrie.

      Notamment je t’invite à prendre connaissance de ce post ainsi que de faire les recherches nécessaires depuis Poincarré jusqu’à Lévy-Leblond, que je poste afin que le lecteur passant ici puisse lui-aussi vérifier, raisonner et comprendre par lui-même, sans croire ce qu’on lui dit par des prétendus « débats » et autres « considérations » dont l’homme honnête n’a que faire.

      Après je n’ai pas vocation à donner ainsi mon temps gratuitement et sans limite. Libre ne signifie pas gratuit, donc ça suffira, comprenne qui pourra.

      • Hola! tu dis perdre ton temps si précieux à expliquer à un chercheur en Informatique ? C’est surprenant comme réponse pour quelqu’un se veut scientifique ! Tu te fait payer d’habitude ? Combien de conférences as tu donné ? Dans quel labo, dans quelle école ? Pourquoi tu n’as pas fait une thèse ?
        Quant aux articles sur la relativité, c’est intéressant mais cela n’a rien à voir avec le sujet de la monnaie !
        Si ta seule réponse est « réfléchis et trouve en toi la réponse », alors effectivement, cela m’apporte une belle preuve logique que ta construction théorique autour des monnaies est une belle arnaque. Pas étonnant qu’aucun
        chercheur ne te soutiennes.

  3. Ping : Le charlatanisme de Galuel | ⊔Foundation

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s